Le moucharabieh est un dispositif de ventilation naturelle fréquemment utilisé dans l'architecture traditionnelle des pays arabes.

La réduction de la surface produite par le maillage du moucharabieh accélère le passage du vent. Celui-ci est mis en contact avec des surfaces humides, bassins ou plats remplis d'eau qui diffusent leur fraîcheur à l'intérieur de la maison.

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Le moucharabieh est souvent présent dans les palais à côté des portes dérobées menant dans des antichambres. Issu de l'architecture islamique, il sert aussi à dérober les femmes aux regards. Constitué généralement de petits éléments en bois tourné assemblés selon un plan géométrique, souvent complexe, le moucharabieh forme un grillage serré dont sont garnis les fenêtres, loggias et balcons. Cette technique est, par généralisation, également utilisée pour la fabrication de meubles.

Le mot vient de l'arabe mashrabiya, dont la racine a donné sirop, sorbet et chorba, signifiant boire. Le mot vient de l'habitude de boire à l'ombre du moucharabieh où l'on plaçait des cruches (michraba) poreuse, pour avoir de la fraîcheur.

La jalousie désigne un système de volets orientables, incorporés au moucharabieh, permettant aux personnes situées à l'intérieur de mouduler l'air, mais aussi d'observer presque sans être vu.

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Egypte

Les fenêtres à moucharabieh égyptiennes en bois étaient répandue dès le XIIIe siècle sous le reigne du Sultan Mamelouk Kalaoun. Elles sont caractéristiques de l'architecture cairote des XVIIe et XVIIIe siècles. 

En Andalousie, l'usage et la typologie architecturale varient : les fenêtres, situées au niveau du plafond, sous les voûtes des coupoles, permettent de nimber les façades intérieures d'une douce luminosité, éclairant les stucs.  

Le faible nombre d'ouvertures sur l'extérieur n'était pas qu'esthétique : c'était aussi le moyen de conditionner l'air afin de supporter la chaleur excessive des étés grenadins.

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Fenêtres à moucharabiehs sous une voûte, dans un des palais de l'Alhambra

D'après Wikipédia