Riyad est la capitale du royaume d’Arabie saoudite. Elle compte plus de cinq millions d'habitants (2010), ce qui en fait la ville la plus peuplée du pays.

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La capitale saoudienne se trouve au centre de la péninsule arabique sur un large plateau, le Nejd. Elle forme avec Buraydah et Al Khardj, le « couloir central » de développement. Deux autres zones de population du pays se situent d'une part, autour de Djeddah et la Mecque sur la mer Rouge, et d'autre part, autour d’Al-Hufuf et Dhahran sur le golfe Persique.
 
Aux temps préislamiques, le site est occupé par des villages se trouvant au confluent de plusieurs oueds où l’eau souterraine est facilement accessible, près de Hajr al-Yamâma, autrefois centre important de Al-Yamâma, antique région centrale du royaume. Le site est connu pour ses dattes et ses vergers. Le nom de la ville, comme celui du riad marocain, dérive du pluriel de rawdhah (jardin en arabe) est apparu au XVIIIe siècle. Il concerne d’abord des parties du campement où les vergers prédominent, puis est utilisé graduellement pour l’ensemble du site.
 
À la fin du XVIIIe, Riyad fait partie du premier État saoudien, né de l'alliance entre Ibn Abdelwahhab, un imam fondamentaliste prônant le retour à un islam pur, et de Ibn Saoud, émir de Dariya, située aujourd'hui dans la banlieue nord-ouest de Riyad et qui fut capitale de ce royaume. Durant cette période, Riyad subit de la part des Saoudiens — rassemblant des tribus du Nejd — 35 raids en l'espace de 28 ans avant d’être occupée par ces derniers en 1773. Ce fondamentalisme islamiste se propage alors et les tribus du Nejd détruisent les sépultures d'imams chiites en Irak, puis mettent à sac La Mecque en 1806 jusqu'alors ottomane de rite musulman sunnite.

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Fort Masmak

L’Empire ottoman ne tarde pas à réagir par le biais de leur vassal, le vice-roi d'Égypte Méhémet Ali, dont le fils Ibrahim Pacha détruit Dariya en 1818, provocant l'effondrement de l'État saoudien. Le petit-fils de Mohammed ben Abdelwahhab est fusillé par ses propres troupes. L'imam Abdallah ben Saoud ben Abdelaziz est décapité à Istanbul et sa tête jetée dans le Bosphore.

Tourki ben Abdallah Al Saoud, le fils du dernier souverain, parvient à se réfugier auprès des bédouins dans le désert et à échapper à la déportation. En 1821, il mène une révolte contre les troupes occupantes, établit sa tribu à Riyad, qui devient la capitale du deuxième royaume saoudien en 1824, et regagne les territoires perdus, à l'exception du Hedjaz et de l'Émirat de Haïl, où le clan Al Rachid prend le pouvoir en 1835. La ville d'Haïl, leur capitale, située 600 km au nord-ouest de Riyad contestera la primauté de la capitale des Al Saoud durant tout le XIXe siècle.

En 1871, à la suite d'une querelle de succession, Saoud ben Fayçal ben Tourki Al Saoud prend le contrôle du pouvoir sur son frère Abdallah. Après la mort de Saoud, Abderrahmane, son autre frère, lui succède, mais Abdallah revient un an plus tard en le forçant à abdiquer.

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En représailles, les enfants de Saoud décident en 1887 de capturer Abdallah. En échange de la libération d'Abdallah, l'émir d'Haïl, Mohammed ben Abdallah Al Rachid, devient gouverneur de Riyad alors que les Ottomans occupent de nouveau le Hasa, à l'est de la péninsule.
 
L'émir décide alors de mettre fin au royaume saoudien. En 1891, à la bataille de Mulayda dans la région de Qassim, la Maison des Al Saoud est défaite par les Al Rachid, soutenus par les Ottomans qui restent ennemis des Saoud. Ces derniers sont obligés de s'exiler au Koweït, alors protégé par la Grande-Bretagne, ennemie de l'Empire ottoman.

Profitant d'un voyage à Bagdad d'Abdelaziz ben Moutaïb Al Rachid, avec l'aval de son père Abderrahmane mais seulement accompagné d'une soixantaine de fidèles compagnons, le jeune Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud entreprend de reconquérir Riyad. La nuit du 15 janvier 1902, six d'entre eux escaladent les remparts de la cité et pénètrent par les terrasses dans la résidence de l'émir de Riyad, Ajlan, et le tuent à son retour de la mosquée, provoquant la reddition de toute la garnison. Ibn Séoud étend progressivement son pouvoir et crée finalement le nouveau royaume d’Arabie saoudite en 1932, dont Riyad est la capitale. Le wahhabisme est de nouveau imposé à l'ensemble du territoire et Riyad en est le centre. Pour cette raison, les représentations diplomatiques des autres pays restent à Djedda, ville plus ouverte, jusqu'en 1982. Pour sa part, la cour royale réside au palais d'Al-Yamamah, dans la banlieue ouest de la ville.

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D'après une étude d'ORC Worldwide pour Businessweek publiée en 2009, la ville a été élue « 3e pire capitale dans le monde », après Lagos (Nigéria) et Jakarta (Indonésie) ; les éléments reprochés par cette étude sont :

  • La répression politique et la limitation des droits
  • L'absence de culture et de loisirs (pas de cinémas, de théâtres, de salles de concert)
  • Le climat (températures sèches et chaudes en été, tempêtes de sable en hiver)
  • Les restrictions sur les visas
  • La tenue vestimentaire
  • La nourriture et l'alcool
  • La menace terroriste
  • La multiplication des check points

D'après Wikipédia