Tirana est la capitale et la plus peuplée des villes de l'Albanie. En 2011, sa population était officiellement de 557.422 habitants, mais l'agglomération pourrait approcher le million d'habitants.

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C'est le principal centre industriel et culturel du pays. Au cours du XXe siècle, l'économie s'est développée autour des produits agricoles, des textiles, de la construction mécanique et des produits pharmaceutiques. Depuis l'ouverture démocratique de l'Albanie en 1990, la capitale essaie de développer une industrie du tourisme, entravée par l'instabilité politique qui règne dans les Balkans, avec plusieurs conflits militaires dans les années 1990, notamment au Kosovo voisin.

Tirana, mentionné dès 1418 comme un village dans un document vénitien, devient une ville en 1614 quand le général ottoman Sulejman Pasha y construit une mosquée, une boulangerie et des bains turcs. La ville reste de taille modeste jusqu'au début du XXe siècle. En 1910, elle ne compte que 12.000 habitants. Le coup d'envoi de sa croissance est donné par son élévation au rang de capitale en 1920. En 1944, le gouvernement communiste d'Enver Hoxha confirme ce choix.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle la ville est occupée par les Allemands, la population atteint 60.000 habitants. Suit une période d'expansion industrielle et démographique. À la fin des années 1990, le mouvement s'accentue avec l'arrivée massive d'Albanais du nord du pays.

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Depuis quelques années, la capitale souffre de surpopulation, les infrastructures urbaines n'ayant pas été suffisamment adaptées. Il existe des problèmes dans le traitement des déchets, dans l'approvisionnement en électricité, en eau courante. Pourtant, de nouveaux bâtiments sont construits régulièrement (on soupçonne certains promoteurs immobiliers de blanchir de l'argent sale...).

Un autre problème majeur est l'apparition d'une pollution atmosphérique catastrophique, liée essentiellement à l'accroissement anarchique du trafic automobile. La plupart des voitures circulant en Albanie ne sont pas aux normes environnementales européennes. Le carburant utilisé en Albanie contient plus de soufre et de plomb que dans le reste du continent.

Edi Rama, maire de 2000 à 2011, a entrepris des efforts pour rendre sa ville plus attrayante, en taxant les industries polluantes et en rénovant des quartiers et des espaces verts. Ainsi, les berges de la rivière Lana ont été rendues à la nature après la démolition de quartiers insalubres. Il a également promis de s'attaquer au problème de la pollution automobile.

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Toptani Shopping Center

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Cathédrale de la Résurrection