Luanda, anciennement São Paulo da Assunção de Loanda, est la capitale de l’Angola en Afrique australe. La ville se situe au nord-ouest du pays sur la côte de l'Océan Atlantique et bénéficie d'un climat tropical sec.

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Elle devient, à compter de 1627, la capitale administrative de la colonie portugaise de l'Angola. Sa population, longtemps stagnante, commence à croître fortement dans les années 1930. Lorsque l'Angola accède à son indépendance en 1975, la ville compte 600.000 habitants dont un fort contingent de Portugais installés dans les quartiers centraux qui quittent le pays à cette époque. La longue guerre civile (1975-2002) que connaît l'Angola amène une population de réfugiés qui fuit les campagnes dévastées par les combats : la population de la ville atteint environ 5 millions d'habitants en 2008, soit près de 30 % de la population totale d'un pays pourtant très vaste (1,25 million de km²). Luanda rencontre aujourd'hui les problèmes des grandes métropoles du tiers-monde qui ont connu une croissance démographique effrénée : prédominance des bidonvilles, insécurité, accès limité à l'eau courante (moins de 50 % de la population).

Luanda est le principal centre économique du pays et concentre les activités tertiaires et industrielles. 

La ville est fondée en 1575 par Paulo Dias de Novais, un navigateur portugais, sous le nom de São Paulo da Assunção de Luanda. En débarquant sur l’île du Cabo, il trouve une population indigène assez nombreuse et y fait établir un premier noyau de colons portugais : sept cents personnes, dont trois cent cinquante soldats, des religieux, des négociants et des fonctionnaires. La ville est le centre administratif de la colonie d’Angola depuis 1627 (sauf de 1641 à 1648, période durant laquelle la ville est sous le contrôle de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales).

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Des années 1550 jusqu'en 1850, Luanda est un centre important pour le trafic d’esclaves vers le Brésil. Quand l’Angola devient colonie portugaise, l’administration de la ville est divisée en quartiers pour les Blancs et quartiers pour les Noirs, en majorité des Kimbundu et des Bakongo. L’armée coloniale surveille les entrées et sorties des Africains dans les quartiers européens.  

Après l'implantation d'un régime républicain au Portugal en 1910, le colonialisme entre dans une nouvelle phase. Les républicains avaient durement critiqué les gouvernements monarchiques pour avoir abandonné les colonies. Le nouveau gouvernement portugais réalise alors la création d'écoles en Angola. Le premier lycée ouvre ses portes en 1919. Pendant les premières années du salazarisme, Luanda est utilisée comme colonie pénitentiaire, et accueille de nombreux condamnés de droit commun.

Le 4 février 1961, des groupes partiellement liés au Mouvement Populaire de Libération d'Angola (MPLA) attaquent les prisons de Luanda afin de libérer des détenus politiques. Simultanément, des postes de police et des baraquements militaires sont attaqués, menant au bilan officiel de sept morts parmi les portugais, quatorze morts et cinquante blessés du côté des Africains. Le lendemain, les bas-fonds des quartiers européens manifestent dans les rues, attaquant les Africains se trouvant sur leur passage. Le 7 février, les quartiers africains font l'objet de raids de représailles, conduisant à la mort de vingt-quatre Africains et de trois colons. Le 15 mars, une insurrection organiséee par l'União das Polpulações de Angola (UPA) éclate dans le Nord-Ouest du pays, et le 21 mars la capitale angolaise abrite 3.850 réfugiés portugais. L'épisode du 4 février est considéré comme l'élément déclencheur de la révolte angolaise.

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Après l’indépendance du pays en 1975, la plupart de la population portugaise de la ville part ; de nombreux Cubains arrivent, principalement des soldats. Lors de la guerre civile qui suit l’accession du pays à l’indépendance, la ville est attaquée par les forces du FNLA et des mercenaires portugais. Ces assauts sont repoussés par l'armée gouvernementale et les Cubains lors de la bataille de Kifangondo. La guerre civile entre le MPLA et le UNITA amène de nombreux paysans (notamment des Ovimbundu) à se réfugier en ville.

Depuis 2002, grâce à la paix civile retrouvée et à l'argent du pétrole extrait de gisements offshore situés non loin de la capitale, celle-ci connaît une croissance particulièrement importante de la construction. Le port exporte les principales productions du pays : le pétrole brut et ses dérivés raffinés à la périphérie de la ville, le minerai de fer, le café et les produits de la pêche. Les infrastructures de transport, endommagées par la guerre civile, sont en cours de reconstruction.

D'aprèsWikipédia