Kiev est la capitale et la plus grande ville d'Ukraine. C'est aussi l'une des plus anciennes villes de Ruthénie. Elle comptait 2.850.000 habitants en 2013.

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Kiev se trouve sur la rivière Dnipro, au Nord-Ouest du pays. Kiev a été la capitale de Ruthénie, de la principauté de Kiev, du grand-duché de Ruthénie, de la République populaire ukrainienne, de l’État ukrainien et de la République socialiste soviétique d'Ukraine. Kiev a été aussi le centre andministratif du grand-duché de Ruthénie, de la voïvodie de Kiev, du gouvernement de Kiev, du district général de Kiev pendant la Seconde Guerre mondiale et de l'oblast de Kiev. La ville est un des plus anciens centres de l'Europe de l'Est et du christianisme. La cathédrale Sainte-Sophie et la laure des Grottes de Kiev sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial.

L'archéologie a montré que le site de Kiev a connu une très longue occupation humaine depuis le Paléolithique jusqu'à nos jours. De très nombreuses découvertes ont été faites.
 
La ville est probablement fondée au Ve siècle et constitue un pôle commercial entre Constantinople et la Scandinavie. Entre les VIe et VIIe siècles s'est formé le centre pré-urbain sur la colline Zamkova. Le site devait être protégé par une palissade de terre et de bois, semblable à celle que les archéologues ont retrouvée sur la colline voisine Starokievska, protégeant un autre site pré-urbain de même époque, d'environ deux hectares. Là se trouvait le centre du pouvoir politique et religieux, comme le prouve la découverte du sanctuaire dédié à Svjatovit-Rod.

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Place Maïdan

C'est entre les VIIIe et IXe siècles que Kiev, centre pré-urbain des Poljanes, se transforme en une ville importante d'environ 11 hectares. Les princes commencent alors le rassemblement des tribus slaves. Le nom de Kiev paraît pour la première fois dans la Chronique des Temps Passés (862). Trois frères, Kij, Scek et Khoriv sont présentés comme les fondateurs de Kiev qui, en réalité, est déjà un centre politique affirmé.

En 882, Kiev est prise par Oleg, un Varègue, le successeur de Riourik, prince de Novgorod et elle devient la capitale du premier État ruthène (la Rus' de Kiev, connu en Europe sous le nom de Principauté de Kiev.).

Le christianisme grec y est introduit peu de temps après par Olga, la régente de Kiev (945-964) ; puis il est imposé par Vladimir Ier (980-1015), considéré comme le véritable fondateur de l'empire de Kiev.

C'est au cours des IXe et XIIIe siècles que Kiev connaît un développement urbain et architectural exceptionnel, rendu possible par l'exploitation de la célèbre route des Varègues aux Grecs, le long de laquelle s'organise un commerce important vers Constantinople, bien régulé par les traités de commerce de 912, 945 et 971.

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Laure des Grottes de Kiev

Profitant de cette croissance économique, le prince Vladimir veut construire un État centralisé dont Kiev doit être la capitale. Après avoir échoué dans sa tentative de s'appuyer sur le dieu païen Péroun, Vladimir est baptisé à Chersonèse en 989 par le clergé byzantin et épouse la princesse porphyrogénète Anne. Il entend alors doter Kiev, sa capitale à l'architecture en bois, du signe visible de sa nouvelle foi en confiant à des maîtres grecs la construction d'une merveilleuse cathédrale en brique et en pierre, décorée de somptueuses fresques et mosaïques, l'église de la Sainte-Mère-de-Dieu, dite de la Dime (989-993). Elle est érigée au cœur de la ville nouvelle dit « ville de Vladimir », à proximité du marché des Grands-mères. Cette œuvre d'urbanisme sera encore amplifiée sous le règne de son fils et successeur, Iaroslav le Sage (1018-1054). La ville de Iaroslav est dessinée autour de trois bâtiments majeurs, les monastères Saint-Georges et Sainte-Irène qui bordent la voie qui conduit à la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev (1037-1041).

Sur la rive gauche du Dniepr, dominant le fleuve de quelque 70 mètres, se dresse par ailleurs Kiev, dont les 400 églises, les 8 marchés et la foule innombrable de ses habitants provoquent, en 1018, l'admiration de l'évêque Thietmar de Mersebourg.

Kiev est alors une ville importante qui rassemble plus de 30.000 habitants répartis sur les 80 hectares de la ville haute et les 150 hectares de la ville basse. Cette croissance urbaine, qui voit se multiplier les monuments religieux, est couronnée par la fondation, hors de Kiev, mais à proximité de la ville, du célèbre monastère des Grottes en 1051, sous la direction d'Antoine, puis de Théodose.

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Cathédrale Sainte-Sophie

Siège de la chaire métropolitaine de Kiev, lieu de rayonnement d'églises et de monastères d'inspiration byzantine, résidence princière mais aussi centre de production de manuscrits, Kiev brille alors de toute sa splendeur. L'alliance avec la dynastie des Rurikides est recherchée par les principales cours européennes. Le roi de France Henri Ier en fera venir Anne, fille du prince Iaroslav, qu'il épousera en 1049.

Le déclin s'amorce peu après la mort de Iaroslav en 1054. Le système successoral de frère à frère engendre de longs et violents conflits entre oncles et neveux dont l'enjeu est la possession du trône de Kiev. Ces conflits affaiblissent la ville et en font une proie tentante pour les peuples de la steppe, les Polovtsis. C'est en 1169 que Kiev succombe sous les coups du prince de Vladimir, Andréj Bogoljubskij à la tête d'une coalition princière. La ville est pillée et mise à sac. Ce n'est que le début d'un long déclin, marqué par un nouveau sac perpétré en 1203 par Rjurik Rostislavic, avant la prise de la ville, ou plutôt ce qu'il en reste après le passage des Tatars de Batu Khan le 6 décembre 1240. Cette fois-ci, c'en est bien fini pour Kiev de sa splendeur d'antan. En 1362, Kiev est prise une nouvelle fois par le prince Olgerd de Lituanie qui en fait un bien patrimonial pour son fils, Vladimir.
 
De 1363 à 1667, Kiev fait partie de l'Union de Pologne-Lituanie, qui devient, par l'Union de Lublin en 1569, la République des Deux Nations. À la fin du XVe siècle, Kiev adopte le droit de Magdebourg. Après l'union de Brest (1596), Kiev devient l'un des lieux majeurs de l'affrontement entre uniates et orthodoxes.

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Hôtel de Ville

À la suite de la révolte des Cosaques de 1648, Bogdan Khmelnitski fait une entrée triomphante dans Kiev. Il cherche à établir un État ukrainien indépendant, l'Hetmanat cosaque. Cependant, la guerre avec la puissante armée polonaise devient très difficile, et Khmelnitski se tourne vers une alliance avec le tsar de Moscovie. Par le traité d'Androusovo de 1667, Kiev fait partie des territoires ukrainiens placés sous le protectorat de Moscou. Ces territoires seront incorporés par la suite dans l'Empire russe. L'Hetmanat cosaque disparaît officiellement sous le règne de la tsarine Catherine II.

Au XIXe siècle, Kiev prend un certain essor grâce au développement du chemin de fer. En 1834 est fondée une université (aujourd'hui l'Université d'État de Kiev ou l'Université Tarass-Chevtchenko. 

En 1917, à la suite de la révolution russe de la même année, Kiev devient la capitale de la nouvelle République populaire ukrainienne qui proclame son indépendance vis-à-vis de la Russie. La Rada centrale s'installe à Kiev et exerce le pouvoir législatif. En 1920, la ville tombe aux mains des bolcheviks. C'est le début de la période soviétique de l'histoire de Kiev.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est occupée par l'Allemagne nazie du 19 septembre 1941 au 6 novembre 1943, date de la reprise de la ville par l'Armée rouge. La ville est gravement endommagée par cette occupation. Les 29 et 30 septembre 1941, dans un ravin situé à Babyn Yar près de Kiev, les SS massacrent les juifs restés en Ukraine ; les autres ont été déplacés au-delà de l'Oural par les troupes soviétiques durant l'année 1941. Le nombre de victimes de ce massacre est mal connu, mais les chiffres varient de 3000 à 300.000. De 1942 à octobre 1943, 30.000 personnes sont assassinées au camp de concentration de Syrets au nord de la ville.

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En 1991, après la chute de l'URSS, Kiev devient la capitale de l'Ukraine indépendante. La ville s'ouvre alors à l'économie de marché, son aspect se modernise rapidement et prend l'allure d'une grande capitale européenne. De nos jours Kiev concentre l'attractivité et les ressources du centre économique, financier et culturel de l'Ukraine.

En novembre 2004, Kiev devient le centre d'une vaste campagne de protestation pacifique (Révolution orange) qui confirme les choix démocratiques de la société ukrainienne.

En janvier 2014, il y a des explosions, des barricades et de nombreux pneus enflammés lors d'affrontements entre la police et les manifestants qui réclament la démission du Président Ianoukovitch ; plusieurs morts sont à déplorer. Fin janvier 2014, la contestation qui a débuté à Kiev semble s'étendre à l'ensemble du pays.

D'après Wiki