Le château de Kerguéhennec, surnommé le Versailles breton, est un château du XVIIIe siècle. Il abrite aujourd'hui un centre d'art contemporain et un centre culturel de rencontre. Il fait l’objet d’un classement et d'une inscription au titre des monuments historiques depuis octobre 1988.

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Situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Vannes, le château de Kerguéhennec a été construit en 1710 par l'architecte Olivier Delourme pour deux riches financiers suisses installés à Paris, les frères Hogguer, actionnaires de la Compagnie des Indes.

En 1732, le domaine, est acquis comme terre de rapport agricole et forestier par Guy-Auguste de Rohan, comte de Chabot, qui n'y réside pas. Son fils, Louis-Antoine de Rohan-Chabot, duc de Rohan, doit s'en séparer peu après la Révolution française. Le domaine est acquis en 1802 par le vicomte de Janzé puis, en 1872, par le comte Paul-Henri Lanjuinais, député puis président du conseil général du Morbihan, qui le rachète à son cousin Louis Albert Henri de Janzé (petit-fils du vicomte) et le fait alors somptueusement restaurer par l'architecte parisien Ernest Trilhe.

C'est également le comte Lanjuinais qui fait aménager, en 1872, le parc de 170 hectares par le paysagiste suisse Denis Bühler. Les abords du château sont traités à la française, tandis que le nord du domaine est aménagé dans le genre anglais. Il abrite également un arboretum.

Le domaine passe ensuite par héritage à Marie Louise Marguerite Lanjuinais, fille de Paul Henri Lanjuinais et épouse d'Arthur Espivent de la Villeboisnet. La fille aînée de ces derniers, Elisabeth Anne Marie Espivent de la Villesboisnet, devenue comtesse Pierre d'Humières en 1933, en hérite à son tour mais le vend en 1972 au département du Morbihan.

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En 1986, un jardin de sculptures en plein air a été aménagé dans le parc à l'initiative de la direction régionale des Affaires culturelles et du Fonds régional d'art contemporain. Il présente une trentaine de sculptures contemporaines, notamment de Richard Long, Giuseppe Penone, Toni Grand et Dan Graham. Jean-Pierre Raynaud présente mille pots rouges dans l'ancienne serre. Marta Pan propose un parcours d'eau. Malachi Farrell a créé un bouillonnement permanent sur le lac, originellement conçu comme un miroir d'eau.

En 1988, un centre d'art contemporain a été installé dans les dépendances du château. Devenue annuelle, la programmation investit désormais le premier étage du château lui-même.

Le domaine abrite également un centre culturel de rencontre qui accueille en résidence des musiciens et des compositeurs. 

A voir un jour.

D'après Wikipédia