Ce fut une belle découverte, d'autant plus que ce jour-là il accueillait un groupe de danses et musiques d'Ossétie du Sud, qui s'accordait fort bien au décor.

Le château de Tarascon - Centre d'arts René d'Anjou - est situé en bordure du Rhône. Par son état remarquable de conservation, ce monument est un des plus beaux châteaux médiévaux de France et d'Europe construit entre 1400 et 1435, sur le modèle architectural de la Bastille.

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À cet emplacement s'élevait un premier château qui fut occupé au milieu du XIIIe siècle par Charles d'Anjou, comte de Provence (et frère de Saint-Louis, roi de France). Ce château est agrandi par son fils Charles II. En 1367 le duc Louis d'Anjou, gouverneur du Languedoc et frère du roi de France Charles V, veut profiter de l'absence de la reine Jeanne, comtesse de Provence, pour substituer son pouvoir au sien. Cette entreprise est une nouvelle manifestation de l'ambition française sur la Provence. Le duc d'Anjou trouve un capitaine en la personne de Bertrand Du Guesclin. Ce dernier se met en marche le 26 février 1368 avec 2000 hommes et met le siège devant Tarascon le 4 mars 1368. La ville est bloquée de toute part. Elle capitule mais sera reprise en septembre 1370.

Louis II d'Anjou, nouveau comte de Provence, fait entreprendre le 27 novembre 1400 la reconstruction du château. Les travaux seront poursuivis par son fils Louis III d'Anjou.

Le roi René n'y apportera que de petites modifications de 1447 à 1449, afin de le rendre plus habitable, et fait placer son buste et celui de la reine Jeanne de Laval dans une niche de la cour d'honneur. À la fin de son règne le roi René fait de 1476 à 1479 entreprendre encore quelques travaux tels que le remplacement du pont-levis par un pont fixe.

Après 1481 et l'union à la France, le château ne sert qu'occasionnellement aux agents du roi. Du XVIIIe siècle à 1926, le château sert de prison. Il a depuis fait l'objet de restaurations et est ouvert à la visite.  

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Les communs ont été aménagés pour abriter l'apothicairerie de l'hôpital Saint-Nicolas ; plus de deux cents pots en faïence de Saint-Jean-du-Désert et de Montpellier y sont exposés dans une boiserie du XVIIIe siècle.

Au centre du château proprement dit se trouve la cour d'honneur sur laquelle donnent les bâtiments d'habitation qui comportent trois étages dont les deux premiers sont plafonnés à la française, le dernier étant voûté. Ils sont desservis par des escaliers à vis dont le principal se trouve incorporé dans une tourelle en saillie bien visible sur la façade orientale de la cour intérieure. Cette dernière est relativement petite par rapport à la hauteur des bâtiments qui l'entourent. Sur le côté oriental de cette cour, se trouve l'escalier polygonal et sur la façade sud la niche abritant les bustes du roi René et de la reine, partiellement mutilés à la Révoplution.

Comme dans toutes constructions à des fins militaires, la décoration est réduite à peu de choses. Cependant les voûtes d’ogives reposent sur des consoles fort bien sculptées : chimères, aigles, chauves-souris…

De nombreux graffitis sont présents dans l’ensemble des pièces du château, y compris dans les salles d’apparat et les communs puisque le château a été utilisé comme prison.

D'après Wikipédia