Un aqueduc est un canal souterrain ou aérien destiné à capter et à conduire l'eau d'un lieu à un autre. Le mot aqueduc est un emprunt au latin aquae ductus, de aqua (« eau ») et de ductus (dérivé de ducere, « conduire »). 

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Le pont du Gard

Les premiers systèmes d'alimentation en eau sont apparus probablement en même temps que les premiers habitats urbanisés situés loin de rivières.  D'abord simples conduits ou tuyaux, les aqueducs vont se développer au fur et à mesure des progrès techniques permettant la construction d'ouvrages d'art :

  • tunnels permettant aux canaux de franchir des hauteurs de collines importantes,
  • tranchées faites dans des collines quand leur hauteur n'est pas importante,
  • ponts-aqueducs nécessaires pour franchir des vallons ou des bras de mer en conservant une pente constante,
  • siphons inversés pour passer des vallons importants avec mise en charge des conduites.

On trouve le creusement de tunnels dans les aménagements hydrauliques faits par les Hébreux pour l'alimentation en eau de la ville forteresse de Megiddo. De même la Bible raconte les aménagements d'Ezéchias de la source de Gihon avec le percement d'un tunnel pour alimenter le bassin de Silwan, à Jérusalem, en -700, afin d'assurer la défense de la ville contre Sennachérib.

Sennachérib a fait construire un aqueduc pour alimenter la ville de Ninive pour lequel il a fait construire un pont-aqueduc à Jerwan de 280 mètres de longueur. Il est le plus ancien connu. Cette technique a été utilisée par les Phéniciens pour amener de l'eau douce du Kasimieh à Tyr. Des Phéniciens, cette technique serait passée aux Grecs et aux Étrusques, puis aux Romains. 

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Aqueduc souterrain d'Eifel - Allemagne

Les aqueducs romains

Les aqueducs anciens utilisaient la simple force de la gravité pour acheminer l'eau : il suffisait de donner un léger dénivelé aux conduites pour que l'eau coule vers sa destination. L'inconvénient était que, pour passer une colline, il fallait soit la contourner, soit creuser un tunnel ; de même, pour passer une vallée, il fallait construire un pont ou utiliser un siphon.

Les aqueducs romains ont laissé de nombreux vestiges comme le pont du Gard en France, l'aqueduc de Ségovie en Espagne, l'aqueduc de Carthage en Tunisie, etc. Cependant, l'essentiel du parcours de ces aqueducs était souterrain et beaucoup moins spectaculaire. L'aqueduc de Mons à Fréjus, dans le Var, (41 km de long, 515 m de dénivelé), encore partiellement en service, est souterrain sur la plus grande partie de son trajet, mais passe en pont-aqueduc peu avant son arrivée à Fréjus de façon à garder une hauteur suffisante pour alimenter un château d'eau au point le plus haut de la ville.

Les aqueducs modernes

Les aqueducs actuels s'apparentent plutôt à des pipelines, sur le même modèle que les oléoducs ou que les gazoducs : l'eau est mise en surpression par des pompes, ce qui la propulse dans la conduite de métal, de section circulaire. Ceci permet notamment de s'affranchir d'une partie des accidents de terrain et à l'occasion d'envoyer l'eau à une altitude supérieure à celle où elle est captée.

D'après Wikipédia