Pékin, également appelée Beijing (version anglaise qui tend à prévaloir), est la capitale de la République populaire de Chine. Située dans le nord du pays, elle est considérée comme le centre politique et culturel de la Chine, tandis que Hong Kong et Shanghai dominent au niveau économique.

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Avec 21,15 millions d'habitants en 2013, Pékin est la deuxième ville la plus peuplée de Chine après Shanghai. La zone urbaine compte quant à elle 18 millions d'habitants. Le parler pékinois forme la base du mandarin standard. Pékin connaît une croissance économique très rapide, nettement plus de 10 % par an dans les années 2000.

Les premières traces d'habitations humaines à Pékin ont été retrouvées dans les cavernes de la Colline de l'os de dragon, près du village de Zhoukoudian où l'Homme de Pékin vivait. Des fossiles d'homo erectus de ces cavernes remonteraient à 230.000 ou 250.000 années. Durant le paléolithique, l'homo sapiens y a également vécu il y a environ 27.000 ans. Des cités datant du premier millénaire avant notre ère ont été découvertes à proximité de Pékin. La ville de Ji, au sud de l'actuel Pékin, fut la capitale du puissant État de Yan à l'époque des Royaumes combattants(-473 / -221). Qin Shi Huang (-246 / -210) se rend maître de la ville et de tout le royaume. Devenu le premier empereur de Chine en -221 il réorganise son vaste territoire en trente-six commanderies et Ji devient le siège de l'une d'entre elles. Ji, rebaptisée Youzhou sous l'empereur Wudi conserve une certaine importance sous les Han, mais il s'agit d'une ville périphérique par rapport aux grands centres chinois, situés plus au sud. Pendant la chute des Han, la ville devient le fief du seigneur de guerre Gongsun Zan. Sous la dynastie Tang, Ji devient le siège du jiedushi Fanyang, le gouverneur militaire de la région actuelle du Hebei. La révolte d'An Lushan part de là en l'an 755.

Au IXe siècle, Youzhou passe sous le contrôle des Khitans, peuple d'origine nomade. Ceux-ci fondent en 947 la dynastie Liao qui régnera sur le nord de la Chine et le sud de la Mandchourie jusqu'en 1122. Ils font de Pékin une de leurs quatre capitales secondaires en 938. En 979, l'empereur Taizong tente, sans succès de reprendre la ville. À cette époque, la région de Pékin, point de passage entre la Mandchourie et les centres politiques chinois traditionnels devient un point stratégique. Certains monuments actuels comme la mosquée de Niujie et le temple de Tianning datent de l'époque Liao.

En 1125, les Jurchens, un autre peuple nomade, conquièrent l'empire Liao et fondent la dynastie Jin. En 1153, ils renomment la ville Zhongdu et en font leur capitale principale. La ville s'agrandit considérablement, mais en 1215, elle est pillée par les Mongols de Gengis Khan. Soixante ans plus tard, en vue de préparer la dynastie Yuan, le prince mongol Kublai Khan, maître d'une grande partie de la Chine, décide de faire de Pékin sa capitale sous le nom Dadu. Par ailleurs, elle est appelée Cambaluc ou Cambuluc dans les récits de Marco Polo. Il fait reconstruire et agrandir considérablement la ville. Son centre bouge vers le nord, à son emplacement actuel. Il existe des restes de la muraille de l'époque Yuan encore debout. La construction de Dadu s'achève en 1293. 

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La Cité interdite

En 1368, Zhu Yuanzhang se déclare premier empereur de la dynastie Ming, puis prend le pouvoir de la cité. Le dernier empereur Yuan est renvoyé à Shangdu les palais de Dadu sont anéantis. La ville est alors rebaptisée Beiping. La capitale est à cette époque Nankin, située à un millier de kilomètres au sud de Pékin.

Cependant, en 1403, l'empereur Yongle renomme la ville Pékin et en fait le siège du gouvernement, ce qui la met symboliquement sur un pied d'égalité avec Nankin. En 1421, il y fait transférer son administration. Yongle, entreprend des grands travaux à Pékin : il fait construire notamment la Cité interdite et le Temple du ciel. Une fois la Cité interdite établie, l'empereur prend résidence à Pékin. À partir de 1421, Pékin, également connue sous le nom de Jingshi, devient la capitale officielle de la dynastie Ming et Nankin est reléguée au statut de capitale secondaire. Ce système de deux capitales (Pékin ayant une plus grande importance) perdure durant la dynastie Ming. 

Au cours du XVe siècle, Pékin prend essentiellement sa forme actuelle et les murs de la cité sous l'époque Ming servent de murs de protection pour la ville jusqu'à l'époque moderne, au cours de laquelle ces murs sont détruits pour construire le second boulevard périphérique. On estime que Pékin a été la plus grande ville du monde entre 1425 et 1650 puis entre 1710 et 1825. La Place Tian'Anmen a été construite en 1651 et élargie en 1958. Les Jésuites construisent la première église catholique de style roman en 1652, près de la porte Xuanwu. La moderne cathédrale de l'Immaculée Concetpion de Pékin a été construite en 1904 sur la cathédrale originelle.

La fin des Ming se produit en 1644 quand, pendant 40 jours, l'armée paysanne de Li Zicheng s'empare de Pékin et renverse le gouvernement Ming. Quand la puissante armée mandchoue arrive aux portes de la ville, Li et ses partisans abandonnent la ville si bien que les forces mandchoues, sous la direction du prince Dorgon, capturent Pékin sans livrer de combat.  

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Porte du Collège impérial

Le prince Dorgon établit la dynastie Qing comme succession directe à la dynastie Ming, et Pékin devient la capitale de la Chine. Les empereurs Qing apportent quelques modifications à la résidence impériale mais, dans l'ensemble, les constructions Ming et la disposition générale restent inchangés. À cette époque, Pékin est connue sous le nom de Jingshi.

À la fin de la période Qing, Pékin est le siège des légations étrangères durant la Révolte des Boxers en 1900. Certaines structures impériales importantes sont détruites pendant les affrontements, dont l'Académie Hanlin et l'Ancien palais d'été.

La Révolution Xinhai de 1911, visant à remplacer le règne Qing par une république, avait à l'origine comme intention d'établir sa capitale à Nankin. Après que le haut fonctionnaire Yuan Shikai a forcé l'abdication de l'empereur Qing et assuré le succès de la Révolution, les révolutionnaires acceptent qu'Yuan soit président de la nouvelle République que la capitale soit établie à Pékin. Yuan accroît progressivement son pouvoir et devient en 1915 le nouvel empereur de la Chine, mais décède moins d'un an après le début de son règne. La Chine passe sous le contrôle des seigneurs de guerre locaux et les factions les plus puissantes s'affrontent lors de nombreuses guerres pour prendre le contrôle de la capitale. Suivant le succès de l'expédition du Nord du Kuomintang (KMT), qui a pacifié les seigneurs de guerre du Nord, Nankin est officiellement déclarée capitale de la République de Chine en 1928. Pékin est renommée Beiping en juin de la même année, ce qui signifie Paix du Nord ou Nord pacifié.

Le 29 juillet 1937, pendant la Seconde guerre sino-japonaise, la ville devint partie intégrante de l'empire nippon lors de l'expansionnisme du Japon Showa. Pékin devient la capitale du gouvernement collaborateur chinois, un gouvernement fantoche qui dirige les zones chinoises du nord occupées par le Japon. Le gouvernement fusionne plus tard avec le gouvernement collaborateur de Wang Jingwei basé à Nankin. 

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Pagode du temple de Tianning

Durant son occupation, l'armée japonaise implante à Pékin l'unité de recherche bactériologique 1855, une filiale de l'unité 731, où des médecins japonais pratiquaient des expérimentations sur des cobayes humains.

Le 31 janvier 1949, pendant la guerre civile chinoise, les forces communistes rentrent dans Pékin sans résistance. Le 1er octobre de la même année, le Parti communiste chinois, sous la direction de Mao Zedong, annonce la création de la République populaire de Chine et renomme la ville Pékin, capitale du nouveau gouvernement.

Les fortifications de Pékin sont démolies pour construire le second boulevard périphérique, qui est terminé en 1981. Cette route est la première construction ayant pour but de privilégier les automobiles par rapport aux vélos.

Pendant la Révolution culturelle, les gardes rouges rentrent dans les logements et chassent de chez eux 100.000 habitants, censés appartenir à des catégories « ennemies ». 

Plus récemment, les quartiers de Wangfujing et Xidan ont été développées en zones de commerce florissantes, alors que Zhongguancun devenait un centre majeur de l'électronique en Chine. Dans les dernières années, l'expansion de Pékin s'est heurtée à des problèmes d'urbanisation, tels que des embouteillages, l'appauvrissement de la qualité de l'air, la perte de quartiers historiques et un influx significatif de migrants venant des diverses zones rurales du pays.

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Pékin a été choisi pour organiser les Jeux olypiques d'été de 2008. À cette occasion, l'urbanisme de la ville a subi d'importantes transformations. La destruction de nombreux quartiers a, selon certaines estimations, fait déplacer 1,5 million de Pékinois. Un parc public de 7 km2, baptisé « forêt olympique », a été aménagé au nord du quatrième périphérique : il a été planté de 530.000 arbres.

Trois styles architecturaux prédominent dans la ville. D'abord, l'architecture traditionnelle de la Chine impériale, dont les édifices les plus connus sont la porte Tian'Anmen, la Cité interdite ou encore le Temple du ciel. Ensuite, il existe un style sino-soviétique dont les bâtiments ont été construits entre les années 1950 et 1970, avec des structures carrées, fades et mal conçues. Enfin, depuis l'ouverture de la Chine, des bâtiments d'inspiration moderne sont apparus, notamment dans le centre d'affaires et dans la rue de la finance de Pékin.

Depuis le début du XXIe siècle, Pékin est sujette à une incroyable croissance de nouvelles constructions, montrant différents styles d'architectes internationaux. 

A voir un jour !

D'après Wikipédia