Architecture, patrimoine et urbanisme

11 juin 2017

EGLISE DE BOYANA - SOFIA (Bulgarie)

L'église de Boyana est située à la périphérie de Sofia, dans le quartier de Bojana, au pied du mont Vitocha.

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Elle se compose de trois bâtiments, dont le premier est l'église de l'Est, construite au Xe siècle. Cette première église a été agrandie au milieu du XIIIe siècle à la demande du sébastocrator Kalojan, le gouverneur de Sofia, qui fit construire le second bâtiment, haut de deux étages, à côté de l'ancien. La troisième église a été édifiée au début du XIXe siècle. C'est ici que fut enterrée la reine Éléonore de Bulgarie (1860-1917), dont les restes furent dispersés par les communistes, avant d'y retrouver leur place.

L'UNESCO considère ces monuments comme « les plus parfaits et les mieux conservés de l'art médiéval d'Europe de l'Est », et ses fresques, réalisées en 1259, comme « l'une des plus importantes collections de peintures médiévales ».

Elle a été inscrite en 1979 sur la liste du patrimoine mondial.

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D'après Wikipédia

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10 juin 2017

SOUSSE (Tunisie)

Sousse est une ville portuaire de l'est de la Tunisie, située à 143 kilomètres au sud de Tunis, et ouverte sur le golfe d'Hammamet (mer Méditerranée).

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« Capitale » du Sahel tunisien — elle est parfois surnommée la « perle du Sahel » — et chef-lieu du gouvernorat du même nom, la population de sa municipalité atteint 221.530 habitants en 2014 alors que son agglomération avoisine les 500.000 habitants, ce qui fait d'elle la troisième agglomération du pays après Tunis et Sfax. La médina de Sousse est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1988.

Si les Peuples de la mer se sont sans doute fixés antérieurement dans la région de Sousse, c'est aux Phéniciens que l'on attribue le premier nom connu de la ville. Au XIe siècle av. J.-C. apparaît le toponyme Hadrim qui désigne, selon M'hamed Hassine Fantar, un enclos ou un quartier d'habitation. Les vestiges archéologiques du site ne remontent cependant guère au-delà du VIe siècle av. J.-C., période où Hadrim passe sous l'autorité de Carthage et vit avec elle les guerres puniques tout en maintenant une identité phénicienne comme l'attestent notamment les pratiques funéraires locales. Après avoir perdu la bataille de Zama, Hannibal Barca, qui a des propriétés dans les environs de Hadrim, fait effectuer des travaux civils à ses soldats et est à l'origine de la plantation de nombreux oliviers dans la région.

Hadrim se libère progressivement de la tutelle carthaginoise en établissant des relations économiques et diplomatiques directes avec Rome dont elle prend le parti durant la Troisième guerre punique. Après la destruction de Carthage, les Hadrumétins deviennent, selon l'expression d'Appien, les « amis du peuple romain » et la ville, rebaptisée Hadrumète (Hadrumetum), devient une cité romaine privilégiée et libre. En 46 av. J.-C., elle perd une partie de ses privilèges et se trouve frappée d'une lourde amende lorsqu'elle choisit le camp des Pompéiens contre le victorieux Jules César.

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La grande mosquée

À la fin du Ier siècle, Hadrumète est la première cité africaine à bénéficier du statut de colonie honoraire qui est attribué par l'empereur Trajan. En reconnaissance, des monuments glorifiant le généreux empereur sont érigés : arc de triomphe, théâtre, amphithéâtre, thermes, etc. La prospérité de la ville culmine au IIIe siècle sous les règne de la dynastie des Sévères.

Le commerce de l'huile d'olive connaît un grand essor après que le fondateur de la dynastie instaure une distribution gratuite et quotidienne d'huile à Rome. La ville frappe même sa propre monnaie. Lorsqu'en 238, la ville soutient l'« usurpateur » Capellien, elle doit subir la répression du nouvel empereur Gordien II. Des monuments publics et des villas sont rasés et le port autrefois si actif perd de son importance.

La cité retrouve une prospérité relative lorsqu'en 297 l'empereur Dioclétien fait de Hadrumète la capitale de la nouvelle province de Byzacène qui s'étend sur le centre du pays. Quand en 439 les Vandales chassent les Romains et détruisent l'enceinte de la ville, Hadrumète prend le nom de Hunéricopolis tiré du nom de Hunéric (fils du chef vandale Genséric). Elle végète pendant un siècle avant sa destruction par des pillards venus du sud du pays et ce peu avant l'arrivée des troupes byzantines. Le port, complètement ensablé, est remis en état par l'empereur byzantin Justinien dont la ville prend le nom en 535 (Justinianopolis) et devient le chef-lieu de l'une des sept provinces du diocèse d'Afrique. La période byzantine dure environ 135 ans.

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Minaret de la médersa El Zaqqaq

Le début de la période arabo-musulmane peut être fixé à 670, lorsqu'Oqba Ibn Nafi Al Fihri assiège la ville qui prend le nom de Sousse. Elle est d'abord une agglomération pourvue en 787 d'un ribat et habitée essentiellement par des ascètes chargés de la défense des côtes. Le vin, les jeux et la musique sont proscrits. Le nouvel essor de Sousse vient du second prince aghlabide Ziadet-Allah Ier qui dote la ville d'un chantier naval (821) d'où partent les navires à la conquête de la Sardaigne (821), de Malte, de la Sicile (827) ou de Rome (846). Au IXe siècle, la ville s'est ouverte et accueille des musulmans, des chrétiens et des juifs. Elle devient alors la seconde ville de l'Ifriqiya et la première du Sahel. Durant la période fatimide, la prospérité de Sousse ne souffre que modérément de la fondation de Mahdia. La ville, qui exporte ses étoffes en Orient et en Occident, est aussi une prospère cité oléicole.

Jusqu'en 1159, Sousse subit les assauts puis l'occupation des Normands de Sicile qui la conquièrent en 1148. Mais sa décadence, à partir du XIIe siècle, est surtout due à la promotion de Tunis comme capitale sous le règne des Hafsides, à l'appauvrissement de l'arrière-pays dont elle constitue le débouché maritime et, au XIIIe siècle, à la concurrence des textiles exportés depuis l'Europe, période durant laquelle des Génois s'installent à Sousse. La ville subit une courte occupation espagnole entre 1537 et 1574. Pendant l'époque ottomane (1574-1881), la ville retrouve son importance. Sousse est alors, au XVIIe siècle, le deuxième port de commerce du pays.

Aux brodeurs et tisserands s'ajoutent des artisans potiers qui exportent leur production dans tout le bassin méditerranéen. À la fin du XVIIIe siècle, la ville souffre des bombardements français (1770) et vénitiens (1784 et 1786). La ville s'enfonce dans le déclin après 1864 lorsqu'elle se range contre Sadok Bey dans une insurrection antifiscale. Elle passe, comme toute la Tunisie, sous le protectorat français à partir de 1881. La création d'un nouveau port (1884) lui redonne toutefois son rôle de débouché maritime des produits de la steppe.

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Remparts de la Médina

L'économie de Sousse repose principalement sur l'activité industrielle, ses usines fabriquant essentiellement du matériel de transport, des textiles et des produits agroalimentaires (en particulier des sardines en boîte et de l'huile d'olive). C'est à Sousse, à la fin du XIXe siècle, que les premières presses à vapeur destinées à la production d'huile d'olive, furent mises en œuvre en Tunisie.

Le marché agricole du Sahel (oliveraies) et le tourisme — notamment grâce à sa position centrale par rapport à de nombreux sites historiques ou balnéaires comme Port El-Kantaoui, Monastir, Hammamet, El Jem et Kairouan — représentent une autre part de l'économie locale. Pôle touristique, Sousse accueille un nombre important d'hôtels de plusieurs catégories.

D'après Wikipédia

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09 juin 2017

FREEDOM TOWER - MIAMI - FLORIDE - USA

La Freedom Tower a été conçue par Schultze et Weaver. Elle abrite actuellement un musée d'art contemporain et des bureaux du Miami Dade College.  

A l'origine, achevé en 1925, l'édifice était le siège du journal Miami News. La tour est en style néo-renaissance espagnole, avec des éléments empruntés à la Giralda de Séville, en Espagne. Elle culmine à 78 m de haut.

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Le Miami News quitte les lieux en 1957. Alors que les réfugiés de Cuba fuyant Fidel Castro et son régime arrivent à Miami au cours des années 1960, le gouvernement fédéral utilise le bâtiment pour leur offrir des services médicaux. Lorsque cette immigration massive prend fin en 1972, l'immeuble est vendu à des acheteurs privés en 1974.  
 
En 1997, le bâtiment est acheté par Jorge Mas Canosa, initiateur de la Fondation nationale cubano-américaine. Il restaure la tour et la convertit en musée pour les réfugiés. En 2004, la Freedom Tower est rachetée par Pedro Martin et sa compagnie, Terra Group, qui propose un nouveau bâtiment sur une partie adjacente de la propriété. Des protestations s'élèvent et finalement la Freedom Tower est attribuée au Miami Dade College.

Le 13 Avril 2015 le sénateur de Floride, cubano-américain, Marco Rubio, choisit la Freedom Tower comme lieu de l'annonce de sa campagne présidentielle, en citant l'importance de l'emplacement qui représente la liberté pour les Cubains-Américains.

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D'après Wikipédia
 

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08 juin 2017

INSTITUT DU MONDE ARABE - PARIS

L'Institut du monde arabe (IMA) est un institut culturel parisien consacré au monde arabe. Il est situé au cœur du Paris historique, dans le 5e arrondissement, sur la place Mohammed-V entre le quai Saint-Bernard et le campus de Jussieu. L'édifice a été conçu par un collectif d'architectes (Jean Nouvel et Architecture-Studio) qui a tenté là une synthèse entre culture arabe et culture occidentale.

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La construction de ce bâtiment, bien qu'étant inscrite dans la politique de grands travaux voulus par François Mitterrand, a été décidée sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing en vue d'améliorer les relations diplomatiques entre la France et les pays arabes. L'IMA a été inauguré le 30 novembre 1987 par le président Mitterrand.

Il est parfois surnommé le « Beaubourg arabe », en référence au centre Beaubourg.

L'Institut est soutenu par une fondation créée en commun par la République française et plusieurs États, membres de la Ligue arabe.

La façade nord est tournée vers le Paris historique, elle symbolise la relation à la ville ancienne, présente de façon allusive sur la façade.
Dessinée par Jean Nouvel et Architecture-Studio, la façade sud reprend les thèmes historiques de la géométrie arabe puisqu'elle est composée de 240 moucharabiehs. Ces derniers sont munis de diaphragmes qui peuvent s'ouvrir et se fermer ; ceci devait initialement se faire en fonction de l'ensoleillement, afin de remplir le rôle de régulateur thermique, mais les cellules photoélectriques chargées de piloter ce dispositif ont montré des défaillances, si bien que l'ouverture et la fermeture se font désormais à chaque changement d'heure.
Le bâtiment a reçu le prix de l'Équerre d'argent en 198711, ainsi que l'un des prix Aga Khan d'architecture décernés au cours de son 4e cycle (1987-1989).

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L'objectif de la direction est de faire connaître la culture et la civilisation arabes par le biais de ses réalisations artistiques. Les expositions temporaires présentent au grand public le patrimoine des pays arabes, de la préhistoire à nos jours. Une grande exposition est inaugurée chaque année à l'automne et des expositions thématiques (art contemporain, actualité, photographie...) émaillent l'année culturelle.

L'Institut compte aussi : des activités pour le jeune public ; une librairie ; un fumoir ; une salle audiovisuelle où on peut voir les actualités des pays arabes et des films ; un centre d'apprentissage de la langue arabe ; un restaurant gastronomique avec vue sur Paris ; un magasin où des objets artisanaux sont vendus ; le Musée Mobile Art, donné par Chanel, qui a présenté l'architecte irakienne Zaha Hadid jusqu'en septembre 2011.

D'après Wikipédia

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07 juin 2017

VILLA ROTONDA - ITALIE

La Villa Rotonda ou Villa Almerico-Capra est une villa située près de Vicence en Vénétie. Elle a été construite entre 1566 et 1571, en partie selon les plans de l'architecte Andrea Palladio. Palladio et son commanditaire, Almerico n'ont pas connu l'achèvement de la villa. Le fils d'Almerico la revend rapidement à la famille Capra qui modifie le projet de construction. Ainsi la coupole hémisphérique initialement prévue par Palladio est abaissée par l'architecte Vincenzo Scamozzi et pourvue d'un oculus (une ouverture dans la coupole, comme au Panthéon de Rome). Peu après et pour des raisons pratiques, cette ouverture est couverte d'une petite coupole.

La villa appartient depuis près de deux cents ans à la famille Valmarana et porte d'ailleurs également le nom de Villa Valmarana.

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Au fur et à mesure que Palladio construisait ses villas, il réalisait toujours plus l'importance de l'union entre la nature et l'architecture. Comme la villa Rotonda est construite au sommet d'une colline offrant une magnifique vue, Palladio choisit de ne pas faire une seule façade principale (comme ce fut le cas avec ses précédentes villas), mais quatre façades qui font ainsi bénéficier le propriétaire d'un panorama extraordinaire. Les quatre façades de la villa Rotonda forment alors, en plan, une croix grecque (quatre branches de même taille). Ceci n'est pas anodin, Andrea Palladio ayant construit cette villa, au départ, pour un chanoine.

On peut voir nombre de statues et d'ornements. Palladio a effectué de nombreux voyages architecturaux lors de sa jeunesse avec le comte Trissino, qui fut son maître. Le but de leurs voyages était d'apprendre à bâtir à la mode antique. Cette étude se retrouve ainsi dans son style architectural. La villa Rotonda présente beaucoup de similitudes avec les constructions antiques, grecques ou romaines. On sait aussi qu'Andrea Palladio aimait beaucoup le théâtre, et toutes les façades de ses villas (exception faite à la villa Godi Malinverni) sont soigneusement travaillées comme des scènes de théâtre rappelant les constructions antiques.  

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D'après Wikipédia

 

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06 juin 2017

EREVAN - ARMENIE

Erevan est la plus grande des villes d’Arménie et sa capitale depuis 1918. La ville actuelle est en partie fondée sur l'ancienne cité urartéenne d'Erebouni. Elle est située à l'ouest du pays, à l'extrémité orientale de la plaine de l'Ararat, au-dessus des gorges de la rivière Hrazdan.

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En 2007, la population d’Erevan est estimée à 1 107 800 habitants et son agglomération très peu étendue autour de la ville regroupe avec ses 1 245 700 habitants plus de 42 % de la population arménienne. 

Le nom Erevan trouve son origine dans celui de la forteresse urartéenne d'Erebouni, érigée à côté du centre-ville actuel et dont il ne subsiste que des ruines. C'était à l'époque une des principales villes de l'Urartu. De nos jours, Erebouni (et son musée) abrite les ruines de la forteresse.

Le principal symbole de la ville d'Erevan est le mont Ararat, situé en Turquie, visible par beau temps depuis n'importe quel endroit de la ville.

Erevan est une ville ancienne qui possède son « certificat de naissance » : une inscription cunéiforme gravée dans la pierre sur ordre du roi Argishti Ier en 782 av. J.-C. témoigne que celui-ci fit construire une forteresse militaire pour se défendre des attaques en provenance du nord Caucase et la nomma Erebouni — bien qu'il y ait des traces d'occupation antérieure. C'est à cette époque de la puissance urartéenne que la ville se dote de canaux d'irrigation et d'un réservoir. Un siècle plus tard, pour pallier l'abandon d'Erebouni, le roi Rusa II fait édifier quelques kilomètres plus au nord la forteresse de Teishebani. La ville est alors la capitale de la province nord et sert d'entrepôt des produits collectés à titre de redevances avant d'être redirigés vers le centre du royaume, Tushpa. Mais la cité est pillée et incendiée en 590 av. J.-C. par les Mèdes alliés aux Scythes.

À la fin de l'époque urartéenne, la dynastie des Ervandounis ou Orontides régnant sur le pays contribue grandement au redressement de la ville. Du VIe au IVe siècle av. J.-C., elle est l'un des principaux centres de la satrapie arménienne de l'Empire achéménide. 

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Du fait de l'absence de données, preuves ou témoignages historiques, la période entre le IVe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle apr. J.-C. est connue comme l'âge sombre d'Erevan.

Le développement de la ville est intense au début du Moyen Âge (vers les Ve et VIe siècles), et la première église d'Erevan, l'église Saints-Pierre-et-Paul, est bâtie au Ve siècle (elle s'effondre en 1931). Après plusieurs tentatives dans les années 640, les Arabes s'emparent de la ville en 658. Elle est alors la deuxième plus importante ville de la région après Dvin qui restera le principal centre économique de la plaine d'Ararat jusqu'au VIe siècle. Les Arabes tentent de mettre au pas la population arménienne, notamment par des conversions massives, mais une forte résistance les oblige à pactiser. Dès lors, les califes successifs tolèrent le christianisme et offrent une large autonomie aux Arméniens. Erevan connaît un siècle de paix et de prospérité jusqu'aux révoltes de 740. La ville est alors pillée et certains quartiers brûlés ; elle ne retrouve une certaine autonomie qu'en 850 avec le futur roi d'Arménie Achot Ier en tant que gouverneur, sous le titre de « prince des princes », qui marque le début de la dynastie des Bagratides.

En 920, avec l'appui de Byzance, le roi Achot II réintègre Erevan et sa région au royaume. Au Xe siècle, forte de sa puissance militaire et économique, Erevan devient le véritable centre de l'Arménie orientale. Elle fait partie jusqu'au XIe siècle du royaume des Bagratides, mais est secrètement offerte aux Byzantins en 1023 avant de passer aux mains des Seldjoukides. À la mort du roi en 1041, l'empereur byzantin Michel V réclame et obtient Erevan, Ani et la plaine de l'Ararat. Mais une seconde attaque seldjoukide est fatale à la région, les Byzantins se retirent dans la ville d'Ani. Traditionnellement violents, les Seldjoukides pillent, brûlent et détruisent Erevan. Ils laissent une ville à l'abandon, des cadavres plein les rues, et prennent finalement le contrôle de tout le royaume en 1064. Au XIIe siècle, la Géorgie devient une puissance militaire régionale et accepte de s'associer aux Arméniens pour repousser les Seldjoukides. Erevan est reprise en 1201, se reconstruit et connaît durant vingt ans un « âge d'or ».

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Assemblée nationale

À partir de 1225, les invasions turcomanes et mongoles se succèdent et ces derniers finissent par gouverner la ville avec une certaine tolérance envers les chrétiens. En 1256 Erevan devient la capitale d'un des quatre ulus (régions) de l'Empire mongol. À la fin du XIIIe siècle, la conversion de Ghazan Khan à l'islam et le nomadisme mongol mettent un frein au développement de la région. Tout le pays connaît alors une famine et la population préfère fuir en laissant une nouvelle fois Erevan à l'abandon. En 1387, Tamerlan pille et ravage la ville et sa région, après plusieurs vagues d'invasions. 

Les XVIe et XVIIe siècles sont une autre période sombre de la ville : d'abord sujet de la Perse, elle devient ensuite un champ de bataille entre Perses et Turcs, puis, au fil des siècles, les attaques répétées des Arabes et des Mongols et enfin le terrible séisme de 1679 finiront de détruire quasiment toute la ville. Quelques rares vestiges sont encore visibles de nos jours.

Lorsqu'elle est occupée par les Russes, vers 1827, la ville ne compte que 12 500 habitants dont près de la moitié n'est pas arménienne. La paix revenue, la croissance démographique reprend lentement et la ville obtient le statut de capitale de province, puis de gouvernement à partir de 1849.

Au début du XXe siècle Erevan n'est qu'une petite bourgade de province de 30 000 habitants aux portes de l'Empire russe. En 1918 elle est déclarée capitale de la nouvelle République indépendante de l'Arménie et devient ainsi le centre de l'Arménie indépendante jusqu'en 1920. L'urbaniste en chef Alexandre Tamanian remodèle toute la ville pour la transformer en capitale digne de cette république. Cette croissance exceptionnelle bouleverse totalement le visage de cette cité avec la construction de nouveaux quartiers, routes, ponts, d'un aéroport international, et entre autres de l'installation du métro en 1980.

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Cathédrale Sup Sarkis

Erevan reste la capitale de l'Arménie à sa soviétisation le 29 novembre 1920 avant de céder face à Tbilissi qui devient la capitale de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie en 1922. À son éclatement en 1936 Erevan redevient la capitale de la République socialiste soviétique d'Arménie et enfin celle de la troisième république à l'indépendance du pays en 1991.

Les manifestations en faveur de l'indépendance du Haut-Karabagh en 1988 sont une des conséquences de la mise en œuvre de la perestroïka en Union soviétique et de la volonté d'indépendance des quinze républiques soviétiques. Le séisme du 7 décembre 1988 ralentit le processus et l'Arménie est l'une des dernières républiques à obtenir son indépendance.

Après la sévère crise économique des années 1990, due en partie au blocus imposé par la Turquie et l'Azerbaïdjan, la croissance est de retour durant les années 2000 et le visage d'Erevan évolue très rapidement.

Erevan est le principal centre industriel, commercial, culturel et scientifique de l'Arménie et le centre d'un réseau étendu de voies ferrées. Les industries constituent le principal de l'architecture du sud de la ville.

Erevan est une ville contrastée qui s'étend sur sept collines. Elle est composée de vastes terrains, de larges avenues, de jardins et parcs verdoyants et de constructions de tuf (pierre d'origine volcanique) rose et ocre. La ville doit cette couleur rose non seulement à la couleur du tuf, mais aussi aux teintes rosées que lui donne le soleil couchant sur les sommets enneigés du mont Ararat. Le charme d'Erevan est accentué par l'irrégularité de son réseau routier. Les urbanistes ont dû se plier aux exigences de la nature et composer avec le relief. La ville s'étend en effet sur différents niveaux allant de 865 à 1 390 mètres d'altitude et s'adosse aux gorges de la rivière Hrazdan.

D'après Wikipédia

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05 juin 2017

MOUCHARABIEHS

Le moucharabieh est un dispositif de ventilation naturelle fréquemment utilisé dans l'architecture traditionnelle des pays arabes.

La réduction de la surface produite par le maillage du moucharabieh accélère le passage du vent. Celui-ci est mis en contact avec des surfaces humides, bassins ou plats remplis d'eau qui diffusent leur fraîcheur à l'intérieur de la maison.

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Le moucharabieh est souvent présent dans les palais à côté des portes dérobées menant dans des antichambres. Issu de l'architecture islamique, il sert aussi à dérober les femmes aux regards. Constitué généralement de petits éléments en bois tourné assemblés selon un plan géométrique, souvent complexe, le moucharabieh forme un grillage serré dont sont garnis les fenêtres, loggias et balcons. Cette technique est, par généralisation, également utilisée pour la fabrication de meubles.

Le mot vient de l'arabe mashrabiya, dont la racine a donné sirop, sorbet et chorba, signifiant boire. Le mot vient de l'habitude de boire à l'ombre du moucharabieh où l'on plaçait des cruches (michraba) poreuse, pour avoir de la fraîcheur.

La jalousie désigne un système de volets orientables, incorporés au moucharabieh, permettant aux personnes situées à l'intérieur de mouduler l'air, mais aussi d'observer presque sans être vu.

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Egypte

Les fenêtres à moucharabieh égyptiennes en bois étaient répandue dès le XIIIe siècle sous le reigne du Sultan Mamelouk Kalaoun. Elles sont caractéristiques de l'architecture cairote des XVIIe et XVIIIe siècles. 

En Andalousie, l'usage et la typologie architecturale varient : les fenêtres, situées au niveau du plafond, sous les voûtes des coupoles, permettent de nimber les façades intérieures d'une douce luminosité, éclairant les stucs.  

Le faible nombre d'ouvertures sur l'extérieur n'était pas qu'esthétique : c'était aussi le moyen de conditionner l'air afin de supporter la chaleur excessive des étés grenadins.

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Fenêtres à moucharabiehs sous une voûte, dans un des palais de l'Alhambra

D'après Wikipédia

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04 juin 2017

MIAMI TOWER (ou BANK OF AMERICA TOWER) - MIAMI - FLORIDE - USA

La Miami Tower est un gratte-ciel historique de 47 étages, situé dans le centre ville.  

Conçu pour la Banque CenTrust en 1987, le bâtiment se classe parmi les dix plus hauts gratte-ciel de Miami à une hauteur de 191 m et est connu pour ses illuminations de nuit élaborées et ses trois niveaux de verre. Conçu par le cabinet Pei Cobb Freed & Partners, la tour se compose de deux structures distinctes : une de 10 étages (parking) appartenant à la ville et une tour de bureaux de 47 étages (à trois niveaux). La planification préliminaire de la tour débute en février 1980 ; la construction du parking commence en novembre. En août 1984, alors que la tour est en construction, un incendie se déclare au neuvième étage ; les travaux seront retardés de plusieurs semaines.

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En 1987, le complexe est inauguré. Il est réputé pour ses intérieurs luxueux, comprenant un skylobby au 11ème étage recouvert de marbre et d'or et une terrasse extérieure. La tour est relié au James L. Knight Center par une passerelle piétonne.

Les trois niveaux de la tour s'éclairent la nuit en différentes couleurs, à certaines fêtes ou célébrations : par exemple en rose pour la Saint-Valentin, vert et rouge à Noël, vert pour la Saint Patrick, drapeau américain pour le Jour de l'Indépendance...  C'est la seule de Miami (pour l'instant) à s'afficher ainsi en couleurs la nuit et elle est fortement repérable.

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 D'après Wikipédia

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03 juin 2017

PALAIS DE MATEUS - PORTUGAL

Le palais de Mateus est un palais localisé dans la paroisse de Mateus, municipalité de Vila Real. Il a été conçu au XVIIIe siècle, par l'architecte Niccolo Nasoni pour le troisième Morgado de Mateus, António José Botelho Mourão.

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Entre le portail et la cour d’honneur, une pièce d’eau, bordée d’arbres fait office de miroir. La cour d'honneur ouverte en U est fermée par un mur à balustrade. Entre les ailes, la cour est fermée par un bâtiment transversal orné d’un fronton armorié, entouré par deux gardes statufiés. De nombreux pinacles et motifs ornementaux complètent la décoration.

On accède à l’étage noble, qui abrite les pièces d'habitation, par un escalier monumental à double volée conduisant à une petite terrasse sur laquelle s’ouvre la porte principale, flanquée de deux portes fenêtres. Sous l'escalier une petite porte conduit à la cour commune.

La porte principale s’ouvre sur un grand salon de réception dont le plafond en forme de coupole octogonale, à caissons, en bois décorée de motifs floraux, repose sur des colonnes surmontées de chapiteaux ornés d'anges baroques. D'un côté le salon s'ouvre sur grand bureau, une bibliothèque, un cabinet de curiosités ; de l’autre, sur les pièces de reception. Elles sont éclairées par des fenêtres qui s’ouvrent, à l’opposé, sur la cour et le jardin. La circulation s’y fait par de larges ouvertures centrales ce qui a pour effet de dégager de belles perspectives. Les plafonds sont en bois, plus ou moins travaillés. (Les pièces d’habitation, toujours occupées, ne se visitent pas).
 
Le palais est entouré de jardins à la française étagés en terrasses. Une allée les sépare des jardins potagers et des vergers, eux aussi bien ordonnancés. Elle conduit, sur le côté de la pièce d'eau, à un petit jardin à l'anglaise, prolongé par un petit promontoire permettant de profiter de la fraîcheur.

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Cour d'honneur 

Le long du mur d'enceinte, se trouvent les bâtiments de la quinta qui exploite le domaine au bénéfice de la Fondation du Palais de Mateus. Celle-ci multiplie séminaires, concerts, réunions, tant officiels que privés.

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La chapelle

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Le miroir d'eau

D'après Wikipédia

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02 juin 2017

RIYAD - ARABIE SAOUDITE

Riyad est la capitale du royaume d’Arabie saoudite. Elle compte plus de cinq millions d'habitants (2010), ce qui en fait la ville la plus peuplée du pays.

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La capitale saoudienne se trouve au centre de la péninsule arabique sur un large plateau, le Nejd. Elle forme avec Buraydah et Al Khardj, le « couloir central » de développement. Deux autres zones de population du pays se situent d'une part, autour de Djeddah et la Mecque sur la mer Rouge, et d'autre part, autour d’Al-Hufuf et Dhahran sur le golfe Persique.
 
Aux temps préislamiques, le site est occupé par des villages se trouvant au confluent de plusieurs oueds où l’eau souterraine est facilement accessible, près de Hajr al-Yamâma, autrefois centre important de Al-Yamâma, antique région centrale du royaume. Le site est connu pour ses dattes et ses vergers. Le nom de la ville, comme celui du riad marocain, dérive du pluriel de rawdhah (jardin en arabe) est apparu au XVIIIe siècle. Il concerne d’abord des parties du campement où les vergers prédominent, puis est utilisé graduellement pour l’ensemble du site.
 
À la fin du XVIIIe, Riyad fait partie du premier État saoudien, né de l'alliance entre Ibn Abdelwahhab, un imam fondamentaliste prônant le retour à un islam pur, et de Ibn Saoud, émir de Dariya, située aujourd'hui dans la banlieue nord-ouest de Riyad et qui fut capitale de ce royaume. Durant cette période, Riyad subit de la part des Saoudiens — rassemblant des tribus du Nejd — 35 raids en l'espace de 28 ans avant d’être occupée par ces derniers en 1773. Ce fondamentalisme islamiste se propage alors et les tribus du Nejd détruisent les sépultures d'imams chiites en Irak, puis mettent à sac La Mecque en 1806 jusqu'alors ottomane de rite musulman sunnite.

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Fort Masmak

L’Empire ottoman ne tarde pas à réagir par le biais de leur vassal, le vice-roi d'Égypte Méhémet Ali, dont le fils Ibrahim Pacha détruit Dariya en 1818, provocant l'effondrement de l'État saoudien. Le petit-fils de Mohammed ben Abdelwahhab est fusillé par ses propres troupes. L'imam Abdallah ben Saoud ben Abdelaziz est décapité à Istanbul et sa tête jetée dans le Bosphore.

Tourki ben Abdallah Al Saoud, le fils du dernier souverain, parvient à se réfugier auprès des bédouins dans le désert et à échapper à la déportation. En 1821, il mène une révolte contre les troupes occupantes, établit sa tribu à Riyad, qui devient la capitale du deuxième royaume saoudien en 1824, et regagne les territoires perdus, à l'exception du Hedjaz et de l'Émirat de Haïl, où le clan Al Rachid prend le pouvoir en 1835. La ville d'Haïl, leur capitale, située 600 km au nord-ouest de Riyad contestera la primauté de la capitale des Al Saoud durant tout le XIXe siècle.

En 1871, à la suite d'une querelle de succession, Saoud ben Fayçal ben Tourki Al Saoud prend le contrôle du pouvoir sur son frère Abdallah. Après la mort de Saoud, Abderrahmane, son autre frère, lui succède, mais Abdallah revient un an plus tard en le forçant à abdiquer.

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En représailles, les enfants de Saoud décident en 1887 de capturer Abdallah. En échange de la libération d'Abdallah, l'émir d'Haïl, Mohammed ben Abdallah Al Rachid, devient gouverneur de Riyad alors que les Ottomans occupent de nouveau le Hasa, à l'est de la péninsule.
 
L'émir décide alors de mettre fin au royaume saoudien. En 1891, à la bataille de Mulayda dans la région de Qassim, la Maison des Al Saoud est défaite par les Al Rachid, soutenus par les Ottomans qui restent ennemis des Saoud. Ces derniers sont obligés de s'exiler au Koweït, alors protégé par la Grande-Bretagne, ennemie de l'Empire ottoman.

Profitant d'un voyage à Bagdad d'Abdelaziz ben Moutaïb Al Rachid, avec l'aval de son père Abderrahmane mais seulement accompagné d'une soixantaine de fidèles compagnons, le jeune Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud entreprend de reconquérir Riyad. La nuit du 15 janvier 1902, six d'entre eux escaladent les remparts de la cité et pénètrent par les terrasses dans la résidence de l'émir de Riyad, Ajlan, et le tuent à son retour de la mosquée, provoquant la reddition de toute la garnison. Ibn Séoud étend progressivement son pouvoir et crée finalement le nouveau royaume d’Arabie saoudite en 1932, dont Riyad est la capitale. Le wahhabisme est de nouveau imposé à l'ensemble du territoire et Riyad en est le centre. Pour cette raison, les représentations diplomatiques des autres pays restent à Djedda, ville plus ouverte, jusqu'en 1982. Pour sa part, la cour royale réside au palais d'Al-Yamamah, dans la banlieue ouest de la ville.

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D'après une étude d'ORC Worldwide pour Businessweek publiée en 2009, la ville a été élue « 3e pire capitale dans le monde », après Lagos (Nigéria) et Jakarta (Indonésie) ; les éléments reprochés par cette étude sont :

  • La répression politique et la limitation des droits
  • L'absence de culture et de loisirs (pas de cinémas, de théâtres, de salles de concert)
  • Le climat (températures sèches et chaudes en été, tempêtes de sable en hiver)
  • Les restrictions sur les visas
  • La tenue vestimentaire
  • La nourriture et l'alcool
  • La menace terroriste
  • La multiplication des check points

D'après Wikipédia

 

Posté par GirlyMamie à 07:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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