Architecture, patrimoine et urbanisme

07 décembre 2016

EGLISE SAINTE-CROIX - AGHTAMAR (Turquie)

L'église Sainte-Croix d'Aghtamar est une église arménienne située sur l'île d'Aghtamar, sur le lac de Van, aujourd'hui en Turquie. Elle faisait jadis partie d'un monastère, dont les principaux bâtiments ont été commandés par le roi Gagik Ier Arçrouni et construits entre les années 915 et 921.

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Les peintures intérieures ont été réalisées au Xe siècle. Bien que maintenant détruit, le siège patriacal du Vaspourakan entourait à l'origine l'église Sainte-Croix, et fut longtemps résidence d'un des catholicos d'Arménie (le catholicossat date de 1113), jusqu'en 1895. En 1915, pendant le génocide arménien, les moines ont été massacrés et les bâtiments monastiques détruits ; seule l'église, qui subit de graves déprédations, a subsisté.

L'église forme un plan en croix à quatre absides. L'intérieur est très endommagé, malgré de très belles fresques. Le style est simple. La frise continue de bas-reliefs qui tapisse les murs extérieurs fait du monument un des plus originaux de la chrétienté. La particularité du lieu réside dans les frises circulaires sculptées extérieures, représentant des scènes de chasses par exemple, mais aussi des scènes bibliques : les bas-reliefs des façades sud et nord illustrent des scènes de l'Ancien Testament. La façade ouest est ornée de croix et d'anges tandis que le roi Gagik présente au Christ le modèle de son église. La façade orientale quant à elle représente des saints et des prophètes.

À partir de 2005, le gouvernement turc entame un programme de restauration de l'église financé par le ministère turc de la culture. Les travaux prennent fin en octobre 2006 et l'inauguration a lieu le 29 mars 2007. Ces travaux de restauration sont très controversés et cette inauguration est boycottée par plusieurs personnalités arméniennes dont le catholicos Karekin II. En effet, le lieu est transformé en musée et la célébration d'une messe n'y est autorisée par la Turquie qu'une seule fois par an ; en dehors de cette journée, prier y est interdit, tout comme y allumer une bougie. Par ailleurs, les autorités turques ont rebaptisé le lieu en Akdamar.

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Ara Sarafian, historien britannique d'origine arménienne, a constaté que la restauration serait un « pas positif », bien que le mot « arménien » n'apparaît sur aucun des panneaux officiels, et qu'il décrive l'inauguration comme « une horrible démonstration de puissance de la part de quelques parties de l'État turc ». Steven Sim, historien de l'art britannique, estime quant à lui que cette restauration, dans presque tous ses aspects, ne satisfait pas aux standards et pratiques modernes acceptables.

D'après Wikipédia

 

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06 décembre 2016

LA ROCHELLE (Charente-Maritime)

La Rochelle est la capitale historique de l'Aunis et la préfecture du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle compte 75.000 habitants (209.000 pour l'agglomération).

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Située en bordure de l’océan Atlantique, au large du pertuis d'Antioche, et protégée des tempêtes par la « barrière » des îles de Ré, d’Oléron et d’Aix, la ville est avant tout un complexe portuaire de premier ordre, et ce depuis le XIIe siècle. Elle conserve plus que jamais son titre de « Porte océane » par la présence de ses trois ports (de pêche, de commerce et de plaisance).

Cité millénaire, dotée d’un riche patrimoine historique et urbain, la capitale historique de l'Aunis est aujourd’hui devenue la plus importante ville entre l'estuaire de la Loire et l’estuaire de la Gironde. Ses activités urbaines sont multiples et fort différenciées. Ville aux fonctions portuaires et industrielles encore importantes, elle possède un secteur administratif et tertiaire largement prédominant que viennent renforcer son université et un tourisme en plein développement.

De récentes découvertes ont permis d’établir que tous les promontoires de la côte d’Aunis avaient été habités à l’époque gallo-romaine. On a ainsi retrouvé des traces de marais salants de grande taille datant de -8 à -2 et les fondations de deux imposantes et luxueuses villas romaines. Ces villas, dont l’une se trouve à Saint-Éloi et l’autre aux Minimes, constituaient le centre d’un vaste domaine agricole du Ier au IVe siècle. Leur découverte a confirmé que les Romains occupaient le site, exploitant les ressources de la baie de La Rochelle.

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Maison à arcades, centre historique

Un petit hameau appelé Cougnes, dont l’origine reste imprécise, et vivant de l’exploitation de marais salants, est vraisemblablement le quartier le plus ancien connu de la cité de La Rochelle. Le nom du hameau viendrait du mot celte cogn ou coign, désignant un coin, un angle. En se développant, les habitations de Cougnes se rapprochent progressivement de la mer.

Aux environs du IXe siècle, une cité de pêcheurs appelée Rupella (petite roche, origine du nom de la ville de La Rochelle) est fondée sur un promontoire rocheux au milieu des marais. Une tour de défense carrée appelée tour Maulevault, ainsi que l’église Notre-Dame-de-Cougnes, sont construites à cette époque.

Situé au fond d’une baie abritée des fureurs de l’océan par les Île de Ré et d’Oléron, alimenté par des sources d’eau douce, le lieu convient parfaitement à l’implantation d’un port. Dès le XIIe siècle et durant tout le Moyen Âge, le port de La Rochelle joue un rôle de premier ordre.
 
En 1130, après la prise de Châtelaillon dont le seigneur Isembert est propriétaire des terres rochelaises, Guillaume X, duc d’Aquitaine, fait édifier une première enceinte autour de La Rochelle. Entre 1130 et 1137, il affranchit la ville des tutelles féodales, faisant de son port un port libre. Ces franchises sont confirmées par Louis VII puis par Aliénor d'Aquitaine (1146). Fort de cette caractéristique, le port devient le plus grand de toute la côte atlantique, et connaît trois siècles ininterrompus de prospérité, commerçant principalement du vin ainsi que du sel.

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Aux XIIe et XIIIe siècles, les routes des Templiers convergent toutes vers La Rochelle, faisant ainsi de la ville leur port sur l’Atlantique.
Au XIIe siècle les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem fondent une commanderie proche de l'actuel quartier du Perrot. Le XIIe siècle est également marqué par l’influence d’Aliénor d’Aquitaine, qui après s’être séparée du roi Louis VII de France, épouse en secondes noces le futur roi Henri II d'Angleterre en 1152, faisant passer l'Aquitaine, dont La Rochelle est alors partie intégrante, dans la mouvance anglaise à partir de 1154. De par sa situation géographique et son importance, le Vieux-Port voit s’ouvrir à lui les marchés de l’Angleterre et de l’Europe du Nord, très demandeurs des vins régionaux et du sel des marais du littoral. Une nouvelle enceinte de protection est érigée autour de la ville entre 1160 et 1170, tandis que le château de Vauclair est construit par le roi Henri II d'Angleterre, époux d'Aliénor, et duc d'Aquitaine par sa femme. L’enceinte du château, qui couvre plus d’un hectare, est protégée par un rempart orné de quatre grosses tours d’angle, reliées entre elles par des courtines au parapet crénelé, et entourée de profondes douves. 

Lors de la révolte des fils d’Henri II contre leur père, la ville reste fidèle au roi d’Angleterre. En récompense, elle obtient en 1175 une charte de commune, qui confirme également les franchises de la ville. En 1196, l'armateur rochelais Alexandre Aufrédy décide d’envoyer les sept navires de sa flotte commerciale à l’aventure vers les côtes africaines, chargés de sel et de vin. Les années passent, mais ses navires ne reviennent pas. Ruiné, Alexandre Aufrédy se voit obligé de vendre l’intégralité de ses biens, dont son hôtel particulier, pour payer ses dettes, et est réduit à la mendicité. En 1203, il est sauvé de la misère par le retour inespéré de sa flotte commerciale qu’il croyait perdue, et dont la cargaison d’or, d’ivoire, d’épices et de bois précieux refait sa fortune. En remerciement au Ciel, il décide de consacrer sa vie et sa fortune aux pauvres, et fonde un hôpital portant son nom où, avec sa femme, il soignera les malades jusqu’à sa mort.

Entre-temps, en mai 1199, Aliénor d’Aquitaine a confirmé la charte de commune, et concédé à la ville des exonérations de taxes, ainsi que des pouvoirs politiques et judiciaires étendus. Les habitants de La Rochelle élisent le premier maire dans l’Histoire de France, en la personne de Guillaume de Montmirail. Cette charte est à nouveau confirmée en juillet 1199 par Jean sans Terre, puis en 1204. Les extensions de la charte communale autorisant également la ville à battre la monnaie, Jean sans Terre y fait établir en 1215 un atelier monétaire. La monnaie royale qui y est frappée porte la lettre H comme marque de fabrique. La ville est assiégée en 1219 par Philippe Auguste pendant la croisade contre les Albigeois.

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La porte de la Grosse Horloge

En 1222, le roi d’Angleterre Henri III décide de renforcer les infrastructures de son duché d'Aquitaine. Ainsi donc, le 4 décembre, il édicte une charte prescrivant aux Rochelais d’établir un port dans l’ouest de la ville et de la fortifier, et le 8 avril 1223, il leur ordonne de commencer les travaux. Sur les ordres du roi Louis VIII, Mathieu II de Montmorency entame le siège de La Rochelle le 15 juillet 1224, et la libère de la domination anglaise le 3 août 1224. La ville revient alors sous la couronne de France, tout en conservant ses privilèges. En représailles, Henri III signe à Londres une charte communale à Bordeaux, qui jusqu'à présent devait passer par La Rochelle pour exporter son vin de Bordeaux, et qui désormais prend la prédominance du commerce du vin avec l’Angleterre.

En 1241, une nouvelle guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Henri III d’Angleterre débarque à Royan à la tête de son armée, mais est vaincu par Louis IX, nouveau roi de France, et est contraint de céder toute la partie nord de la Saintonge, dont La Rochelle, à la couronne de France par le traité de Paris.

Au cours de la guerre de Cent Ans, la ville change régulièrement de mains, passant des Anglais aux Français et inversement, au gré des traités. De ce fait, elle se voit octroyer dès 1338, par le roi d’Angleterre, des lettres de sauvegarde l’autorisant, malgré la guerre entre les deux Couronnes, à trafiquer librement avec toutes les possessions anglaises.

En 1356, le roi Jean II de France, dit le Bon, est vaincu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers. Emmené à Londres, il est forcé en 1360, en plus de verser une rançon de trois millions d’écus d’or, de signer le traité de Brétigny en échange de sa libération. Le traité cède de nombreux territoires à la couronne d’Angleterre, dont la ville de La Rochelle.  

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La Rochelle est pillée en 1370 par une chevauchée anglaise. Le 22 juin 1372, la bataille de La Rochelle marque le début du siège de La Rochelle, commandé par le connétable Bertrand Du Guesclin sur ordre de Charles V. La flotte anglaise de Jean de Hastings, comte de Pembroke est détruite par la flotte franco-espagnole, le roi de France ayant obtenu l’appui du roi de Castille. Le 15 août 1372, les Rochelais chassent la garnison anglaise de leur ville. Cependant, ils refusent de laisser entrer le connétable Bertrand du Guesclin dans les murs de la ville, désirant négocier leur retour dans le Royaume de France moyennant une extension de leurs anciennes chartes. Le roi Charles V accepte finalement de confirmer les privilèges de la ville, lui donnant ainsi une grande indépendance vis-à-vis du pouvoir royal. Les Rochelais laissent alors entrer Bertrand du Guesclin dans leurs murs le 23 août 1372, faisant de La Rochelle une ville définitivement française.

Le château est détruit entre 1372 et 1375. Une partie des fondations de l’ouvrage ont été mises au jour lors du creusement d’un parking souterrain, sous l’actuelle place de Verdun. Le port de La Rochelle est transféré à son emplacement actuel.

En 1376, après 31 ans de travaux interrompus par la rupture des fondations dans les premières années de la construction et par l’occupation anglaise ensuite, la tour Saint-Nicolas est achevée. Quelques années après, la tour de la Chaîne est édifiée sur l’autre rive. Elle est ainsi nommée en raison du fait qu’elle a pour fonction de tendre la chaîne fixée dans la tour Saint-Nicolas et fermant l’accès au port. Les deux tours deviennent emblématiques du Vieux-Port de La Rochelle, dont elles constituent la majestueuse porte d’entrée.
 
Dans les années 1530 et suivantes, la population de La Rochelle se convertit au protestantisme, pour être entièrement huguenote au début des guerres de religion.

Dans le cadre de la politique générale de centralisation du gouvernement menée par François Ier. Charles Chabot, seigneur de Jarnac et gouverneur de La Rochelle sous l’autorité de Henri d’Albret, œuvre à anéantir les privilèges de La Rochelle. En 1530, il supprime notamment le corps de ville, la mairie élective, et réduit le nombre d’échevins. Le 1er avril 1536, Charles Chabot s’attribue un mandat de maire perpétuel de La Rochelle, ce qui lui attire la haine de la population. Des émeutes éclatent, que Charles Chabot tente de mater en faisant procéder à des exécutions publiques.

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Le 12 avril 1541, un édit royal étend l’impôt de la gabelle à La Rochelle et au pays d’Aunis, qui en étaient jusque là exemptés par leurs privilèges. Les habitants protestent, et de nouveaux troubles et émeutes éclatent en 1542. Le gouverneur Charles Chabot fait alors venir une garnison de 200 soldats afin de se protéger du peuple, mais ces derniers se livrent à de nombreux abus et ne font qu’exacerber la colère de la population, qui se soulève et les chasse de la ville, obligeant Charles Chabot à s’enfuir et à retourner sur ses terres de Jarnac. Le 30 décembre 1542, c'est François Ier lui-même qui, arrivant de Cognac, se rend à La Rochelle. Le 1er janvier 1543, il rencontre les notables rochelais et pardonne finalement la ville en la maintenant dans ses privilèges.

Entre 1562 et 1598, l’Aunis et la Saintonge sont déchirées par huit guerres de religion successives. Les terres sont dévastées, les églises et abbayes détruites, et les pillards foisonnent dans les campagnes. De terribles épidémies déciment la population.

Le 14 septembre 1565, à l’occasion de son tour de France royal (1564-1566), le roi Charles IX accompagné de sa mère Catherine de Médicis, de sa Cour et précédé par le connétable Anne de Montmorency, fait son entrée dans la ville de La Rochelle, où il reçoit un accueil hostile de la part des habitants. En représailles, il prend des mesures pour brider l’indépendance des Rochelais et confie les défenses de la ville au gouverneur Guy Chabot.  

En début d’année 1568, poussé par l’intense propagande menée par les pasteurs, le maire protestant François Pontard, soulève la ville contre les catholiques. Ces derniers fuient hors des murs, mais 13 prêtres sont arrêtés, égorgés et jetés à la mer du haut de la tour de la Lanterne, qui prendra à l’occasion le surnom de « tour des Prêtres ». Les églises Notre-Dame-de-Cougnes, Saint-Sauveur et Saint-Barthélemy sont détruites, leurs pierres servant à renforcer les murailles. Les troubles se répandent dans la région, où les pillages et les massacres se multiplient. Des catholiques de Luçon sont massacrés par des Rochelais, tandis que des catholiques massacrent des calvinistes à Mirambeau, à Saintes et à Saint-Sorlin.

L’île de Ré se range aux côtés de La Rochelle, qui se proclame république indépendante et calviniste, ce qui ne manque pas d’inquiéter le pouvoir royal, et qui a d’importants retentissements dans le monde protestant. En effet, avec ses 22.000 à 23.000 habitants, la ville est parmi les plus grandes du Royaume de France, et elle est également riche du commerce développé avec l’Espagne, l’Angleterre et les pays d’Europe du Nord. Charles IX charge alors Blaise de Montluc et Guy Chabot de reprendre le port de l’Atlantique. Blaise de Montluc prend l’île de Ré, où après de terribles combats, les protestants sont massacrés. Il envoie ensuite ses troupes à Saint-Jean-d'Angély faire la jonction avec celles de Chabot de Jarnac et du comte de Lude, gouverneur du Poitou. Leurs troupes s’apprêtent à marcher sur La Rochelle lorsque la paix de Longjumeau est signée entre Charles IX et le prince de Condé le 23 mars 1568. 

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En novembre 1568, Jeanne d’Albret prend la tête du mouvement protestant et emmène son fils, Henri de Navarre, rejoindre les chefs protestants à La Rochelle. Elle assure la communication avec les princes étrangers alliés. Elle refuse de se rendre après la défaite de Moncontour, et se montre intraitable lors des négociations de Saint-Germain-en-Laye, mais s’incline devant la volonté de négocier de ses coreligionnaires. Elle quitte La Rochelle en août 1571, pour revenir sur ses terres.

Le 5 août 1570, la paix de Saint-Germain-en-Laye, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, octroie aux Protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire. Deux ans plus tard, dans la nuit du dimanche 24 août 1572, a lieu le massacre de la Saint-Barthélemy, qui met un terme à la paix et plonge le royaume de France dans l’horreur du fanatisme religieux, que le roi Charles IX ne parvient pas à endiguer. De nombreux huguenots s'enfuient vers La Rochelle.

Le 11 juillet 1573, la paix de Boulogne met fin à la quatrième guerre de religion en remettant en vigueur les clauses d’Amboise. Elle permet aux protestants d’obtenir la liberté de conscience, mais ils perdent Cognac et La Charité-sur-Loire et n’obtiennent la liberté de culte que dans trois villes : La Rochelle, Montauban et Nîmes.

En 1590, les Rochelais obtiennent du roi Henri IV l’autorisation d’ériger une nouvelle enceinte, plus fortifiée que la précédente. Entre 1596 et 1612, six grands bastions royaux sont édifiés : bastions des Grands-Lapins, des Petits-Lapins, de Cougnes, des Fonderies ou des Fours-à-chaux, de Maubec ou du Petit-Genève, et de Saint-Nicolas. La porte Maubec est reconstruite en 1611, suivie par la porte de Cougnes en 1613, et la porte Neuve renforcée en 1622. La ville devient un centre de ralliement pour les Huguenots, et initie une période de liberté, de prospérité et d’épanouissement qui s’étend jusqu’en 1620. 

De 1620 à 1628, Louis XIII, qui entend mettre fin aux privilèges politiques dont bénéficient les protestants depuis les guerres de religion, mène une politique de rétablissement de l’autorité militaire de l’État. En réaction, de 1621 à 1625, les provinces de Saintonge, de Guyenne et de Languedoc se soulèvent, menées par Henri II de Rohan, et de véritables opérations militaires ont lieu autour de La Rochelle, à Saint-Jean-d'Angély, à Montauban et à Montpellier. Excédé par les Rochelais qui veulent faire de leur ville une république, le roi Louis XIII confie en juin 1621 au duc d’Épernon le soin d’investir la ville. Les combats sont furieux. La flotte rochelaise, bien qu’essuyant de lourdes pertes, fait preuve de beaucoup d’audace et de courage, mais surpassée par le nombre et l’armement des navires adverses, elle est gravement endommagée et affaiblie. Elle est sur le point d’être écrasée lorsque finalement la Paix de Montpellier est signée le 18 octobre 1622. Le traité de paix confirme l’édit de Nantes et entraîne la fin du siège, augmentant le prestige de la ville, qualifiée de « ville imprenable ». Cependant, seules La Rochelle et Montauban restent désormais des places fortes huguenotes. 

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En 1625, les hostilités reprennent. Le1er décembre 1625, Richelieu lance la construction d’une circonvallation de 12 km autour de La Rochelle, armée de 11 forts et 18 redoutes, dont le Fort-Louis et le Fort de Marillac, placés de part de d’autre de la baie de La Rochelle.
Le 5 février 1626, la paix de La Rochelle est signée. La ville accepte de recevoir un commissaire royal et de rendre aux catholiques les biens qui leur ont été pris, en échange de quoi le roi s’engage à détruire le Fort-Louis, qui fait peser une menace permanente sur la ville et ses accès maritimes et terrestres. Cependant, le cardinal de Richelieu refuse d’honorer cet engagement, et entend bien soumettre la ville et retirer au parti huguenot ses privilèges, qui lui apparaissent comme une négation du pouvoir royal.

En tant que haut lieu du protestantisme, la ville est soutenue par l’Angleterre, qui y voit également un moyen de freiner le développement de la marine française. Appelé à la rescousse par les Rochelais, l’amiral George Villiers de Buckingham appareille de Portsmouth le 27 juin 1627, à la tête d’une flotte qui compte près de 110 vaisseaux, avec l’intention de faire respecter par le roi de France ses engagements. Apprenant la chose, Richelieu se saisit du prétexte pour déployer 20.000 hommes autour de la ville et faire fortifier les îles de Ré et Oléron. 

Le 10 septembre 1627, les Rochelais découvrent que les troupes royales sont en train de creuser des tranchées jusqu’aux fortifications de la ville et les accueillent à coups de canons. Les artilleurs du Fort-Louis répliquent, marquant le début du Grand Siège de La Rochelle. Le cardinal de Richelieu organise le blocus de la ville, faisant couper toutes les voies de communication terrestres.

Le 6 novembre 1627, le duc de Buckingham, qui a reçu des renforts, tente un ultime assaut contre le fort de Saint-Martin-de-Ré, mais ne parvient toujours pas à le prendre. Entre-temps, les troupes françaises parviennent à débarquer à Sainte-Marie-de-Ré, et à déloger les Anglais. Le 17 novembre, la flotte anglaise est défaite en mer, et le duc de Buckingham rentre sans gloire en Angleterre. Le roi nomme le cardinal de Richelieu lieutenant général des armées, et lui octroie les pleins pouvoirs pour mener à son terme le siège de La Rochelle.

Le 28 novembre 1627, Clément Métezeau, architecte du roi, et Jean Thiriot, entrepreneur parisien de maçonnerie, propose au cardinal de Richelieu de fermer le chenal du port de La Rochelle, par une digue de 1400 mètres, ouverte en son milieu. Ce dernier donne son accord pour le projet. La Digue de Richelieu fait au final 1500 mètres de longueur, est large de 16 mètres à la base et de 8 mètres à son sommet, elle est haute de 20 mètres, et armée de canons pointés vers le large, afin d’empêcher le ravitaillement par mer.

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L’ouvrage s’avère particulièrement efficace, les navires anglais venus en renfort rebroussent chemin. Les vivres s’épuisent, et les Rochelais sont contraints de manger d’abord les chevaux, chiens et chats, puis les rats et les racines, mais leur résistance ne faiblit pas aussi rapidement que l’espérait Richelieu. Sur les 28.000 habitants que comptait la ville avant le siège, il ne reste plus que 5500 survivants. Le 28 octobre 1628, la ville capitule de manière inconditionnelle.

Le 30 octobre 1628, Richelieu entre dans La Rochelle. Il est rejoint par Louis XIII le1er novembre 1628, qui fait distribuer 10.000 pains à la population. 

La mairie de La Rochelle est supprimée, la ville perd ses privilèges, et le roi ordonne la destruction de toutes les fortifications, à l’exception des tours et remparts du front de mer, afin de protéger la ville d’éventuelles invasions maritimes.

La Rochelle se relève très vite de sa situation précaire, notamment grâce au commerce maritime. C’est vers le début des années 1630 que la ville inaugure des relations régulières avec la Nouvelle-France (Canada) et les Antilles, qui vont dynamiser ses échanges durant tout le XVIIe siècle et une partie du XVIIIe siècle, et en faire l’un des ports les plus actifs de France.

Au XVIIe et XVIIIe, le Vieux-Port de La Rochelle draine plus de la moitié du trafic colonial vers la Nouvelle-France. C’est une période prospère, marquée par d’intenses échanges avec le Nouveau Monde en général, et la Nouvelle-France (Canada et Antilles) en particulier. 

En 1719, est ouverte la Chambre de commerce et d'industrie de La Rochelle. C’est la grande époque du commerce triangulaire, en particulier de la traite des noirs. Des navires partent d’Europe, chargés de pacotilles destinées au troc, et se rendent dans les comptoirs côtiers d’Afrique, où ils échangent leur marchandise contre des captifs. Les prisonniers sont ensuite transportés dans des négriers vers les colonies d’Amérique, où ils travaillent comme esclaves à l’exploitation des ressources du continent. Les négriers retournent ensuite en Europe avec à bord les produits de cette exploitation. La Rochelle est alors le deuxième port négrier de France, en assurant 11,4 % du trafic négrier français, à égalité avec Bordeaux, mais loin derrière Nantes qui en aura assuré 41,3 %.

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En 1763, le traité de Paris attribue définitivement le Canada à la Grande-Bretagne, victorieuse de la guerre de Sept Ans. Les échanges avec la Nouvelle-France diminuent conséquemment, mais le port reste l’un des plus importants de France.

Le tonnage des navires augmentant, l’entrée du port est élargie par la démolition de la petite tour de la Chaîne, et un bassin à flot intérieur, pour éviter l’échouage, est construit de 1778 à 1808. Avant même son achèvement, il se révèle trop petit, et un deuxième bassin, extérieur cette fois, est entrepris en 1807 et sera achevé en 1862 par Alfred Charles Ernest Franquet de Franqueville.

Les guerres napoléoniennes, qui voient le Royaume-Uni s’assurer la maîtrise des mers et l’empereur Napoléon Bonaparte imposer le blocus continental, entraînent une réduction très importante du commerce maritime, et la ruine de La Rochelle, qui ne reviendra sur le devant de la scène qu’au cours du XXe siècle, à la faveur du développement de l’industrie et du tourisme. 

Sur décision impériale de Napoléon Ier, en 1805, est creusé le canal de Marans à La Rochelle. Il est ouvert à la navigation en 1875 et communique avec la Rochelle en 1888. Le chemin de fer arrive à La Rochelle le 6 septembre 1857.

En 1870, il apparaît nécessaire de construire un nouveau port. Celui-ci est édifié par l’ingénieur Bouquet de la Grye, à un emplacement désigné en 1868 par l’amiral Henri Rieunier, alors ministre de la marine et député de Rochefort, à 5 km à l’ouest de la ville, dénommé la Mare-à-la-Besse, sur le secteur de La Pallice. Commencé en 1881, il est inauguré en 1890 par Sadi Carnot, alors président de la République française, et mis en service en 1891.

La première moitié du XXe siècle voit le trafic ferroviaire s’accroître de manière importante, notamment en raison du tourisme balnéaire et du fait que La Rochelle est à la croisée des lignes reliant Bordeaux, Nantes et Poitiers. Dès 1909, une nouvelle gare est donc construite à la place de l’embarcadère. Le bâtiment, dessiné par l’architecte Pierre Esquié, est monumental et dominé par un campanile de 45 m de haut, plus haut que les tours de l’entrée du port. Sa construction, interrompue par la Première Guerre mondiale, ne reprend qu’en 1919. Finalement, la nouvelle gare est inaugurée le 19 novembre 1922 par le Ministre des Transports de l’époque.

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La ville, qui restera épargnée par les combats, sert de base arrière aux alliés pendant la Première Guerre mondiale. Le port de commerce de La Pallice devient ainsi une base de stockage de matériels, de carburant et de nourriture, tandis que le génie américain améliore l’assainissement et la distribution d’eau. La rade accueille une escadrille d’hydravions de lutte anti-sous-marine, et des cinquantaines de navires, qui vont décharger plus de 800.000 tonnes de matériel et 175.000 chevaux tout au long du conflit.

En 1917, le génie américain installe une usine ferroviaire de construction de wagons destinés à l’approvisionnement des troupes. Après guerre, l’usine ferroviaire continuera de produire des voitures voyageurs, des autorails, des locomotives et des voitures de métro, avant d’être finalement rachetée et intégrée au groupe Alsthom pour produire aujourd’hui des éléments de TGV de métros nouvelle génération et des tramways.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, des bombardiers de la Luftwaffe larguent des mines magnétiques à l'entrée des ports français, notamment du port de La Pallice. En mai 1940, de nombreux réfugiés de l'exode, venant principalement d'Alsace, de Lorraine et de Belgique, affluent sur la ville, dans l'espoir de pouvoir embarquer à bord de navires pour l'étranger. L'écrivain Georges Simenon participe notamment à leur accueil.

À l'approche des Allemands et avec la signature dans la clairière de Rethondes de la convention d'armistice franco-allemande le 22 juin 1940, les Rochelais sabotent ou détruisent de nombreuses installations afin qu'elles ne tombent pas aux mains de l'occupant. Les réserves de pétrole et de carburant sont incendiées et le pétrolier Loing est sabordé.

Le 23 juin 1940, 20.000 soldats de la Wehrmacht, prennent possession de La Rochelle. Le même jour, le maire Léonce Vieljeux refuse d'obéir à un ordre lui intimant de hisser la croix gammée sur l’hôtel de ville et s'oppose systématiquement à l'affichage de la propagande nazie. Parallèlement, il aide des membres du réseau de résistance Alliance, auquel il appartient, à s'évader. Le 22 septembre 1940, il est destitué de ses fonctions de maire et expulsé de la ville en 1941. Revenu à La Rochelle, il est arrêté par la Gestapo au début de l'année 1944. Il est déporté au camp de concentration de Struthof, où il est exécuté d'une balle dans la nuque.

Dans le contexte du mur de l'Atlantique, l’armée allemande fait construire dès 1941 de nombreux blockhaus sur tout le littoral, ainsi qu’une immense base sous-marine au port de commerce de La Pallice, destinée à abriter une flottille de sous-marins de la Kriegsmarine.

L'armistice est proclamé officiellement le 8 mai 1945. Place forte allemande, La Rochelle est l’une des dernières villes françaises à être libérée à la fin de la guerre.

La Rochelle a parfaitement su entretenir son riche patrimoine historique, ce qui a fait d’elle l’une des villes plus pittoresques de la côte atlantique et a fortement accru son industrie touristique. Elle connaît depuis les années 1950 une forte poussée démographique, entraînant la création de nouveaux quartiers périphériques ainsi que de grands aménagements. Ce phénomène a été amplifié plus récemment avec l’ouverture d’un complexe universitaire pluridisciplinaire et l’arrivée du TGV.

Le tourisme, le nautisme, et les nouvelles technologies ont le vent en poupe.

La Rochelle se veut une ville pionnière dans l’écologie urbaine, et œuvre activement en ce sens en mettant régulièrement en pratique de nouvelles idées, telles que le premier secteur piétonnier de France dès 1975, la journée sans voiture, la mise à disposition de vélos et de véhicules électriques en libre-service, le test d’une nouvelle génération de tramways, etc.

Avec le port de La Pallice, devenu port autonome le 21 décembre 200447, la ville dispose d’un port de commerce en eaux profondes qui est le 8e plus grand port de France. Le port est équipé d’un terminal pétrolier, et commerce principalement des hydrocarbures, des céréales et des essences de bois tropicaux. Il est mitoyen avec le port de pêche de Chef de Baie, créé pour remplacer le bassin des chalutiers du Vieux-Port. L’immense base sous-marine de la Seconde Guerre mondiale est toujours debout, mais n’est pas exploitée.

Entretenant des liens très forts avec la mer, La Rochelle exploite également le port des Minimes, plus grand port de plaisance d’Europe, et possède une très riche industrie navale, sans oublier son aquarium, qui fait partie des plus grands aquariums européens, et son musée maritime.

Depuis 1984, la ville héberge également de nombreux festivals, dont le festival des Francofolies qui a lieu chaque été, et qui est l’un des plus importants festivals de musique en France, ainsi que le Festival international du film, qui est le deuxième de France en nombre de visiteurs, après celui de Cannes.

D'après Wiki

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05 décembre 2016

CA VEUT DIRE QUOI PERIPTERE ?

Un édifice périptère est entouré de rangées de colonnes sur 4 de ses faces. Celles-ci forment une colonnade extérieure, différente du péristyle (qui, lui, est intérieur).

Cette disposition est très courante dans l'architecture classique grecque au moins depuis l'architecture en bois du VIIIe siècle av. J.-C. Elle a été utilisée, mais de manière exceptionnelle, dans l'ancienne Égypte ou dans le temple étrusque.

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L'Héphaïstéion, Athène

 

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04 décembre 2016

LA GRANDE SYNAGOGUE DE TEL AVIV (Israël)

La Grande synagogue de Tel-Aviv est la plus grande synagogue d'Israël.

Dès sa création en 1905, Tel Aviv s'est développée comme une ville juive moderne. Il s'est avéré rapidement nécessaire de bâtir des installations religieuses qui répondent aux besoins de ses habitants. Déjà en 1913, il est projeté la construction d'une grande synagogue mais pour différentes raisons, ce projet n'aboutit pas.

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Première synagogue, dans les années 30

En 1914, un terrain est disponible rue Allenby, et un concours est lancé auprès des architectes pour la construction. L'architecte allemand Richard Michal remporte le concours, mais ce dernier est enrôlé dans l'armée allemande dès le déclenchement de la Première Guerre mondiale, et est obligé de quitter la Palestine. Il est remplacé par les architectes Yehoda Megidovich et Alexander Baerwald, ce dernier particulièrement connu pour avoir déjà construit les bâtiments du Technion (1912), de l'école Reali (1912 à Haïfa) et de nombreux autres bâtiments publics à Tel Aviv et Haïfa.

Retardé à de nombreuses reprises pour des raisons financières, la cérémonie de la pose de la première pierre n'a lieu qu'en 1924 en présence du rabbin Abraham Isaac Kook. Seules des aides accordées par le baron Edmond de Rothschild permettent d'achever en 1925 les travaux engagés par l'entrepreneur Nathan Wilson. La cérémonie inaugurale se déroule en 1926.

Dans les années 1930 une arcade est rajoutée par Ze'ev Rechter, membre du mouvement Bauhaus en Israël.

Dans les années 1960, il devient nécessaire d'adapter la synagogue aux besoins changeant de l'environnement urbain. Des travaux de grande envergure d'agrandissement du bâtiment et de mises aux normes modernes de sécurité sont réalisés en 1969 par l'architecte Arieh Elhanani. À l'exception du dôme et de son tambour qui dépasse, l'ancien bâtiment de la synagogue est recouvert d'une terrasse sur toute sa surface, et l'ensemble est entouré d'une structure néoclassique de colonnes en béton, renforçant les parties anciennes et donnant à l'édifice un style moderniste. De nombreux changements sont aussi effectués à l'intérieur du bâtiment. Le mobilier est remplacé et tout l'éclairage modernisé.

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Aujourd'hui

En 1946, pendant la guerre d'indépendance, la cave et l'attique de la synagogue servent de cache d'armes au Lehi. Les armes sont découvertes par les troupes britanniques lors de fouilles effectuées pendant le Grand couvre-feu du 31 juillet 1946 en réplique à la Nuit des ponts du 17 juin et à l'attentat sanglant à l'hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet. Une plaque commémorative rappelle cet évènement.

La synagogue originelle est de style byzantin principalement pour l'intérieur, mais l'extérieur subit déjà certaines inspirations Art déco quant à la juxtaposition des différents volumes. Elle possède une immense coupole dont le tambour est percé de 24 fenêtres à arc plein cintre, équipés de vitraux. La lumière pénètre aussi par de hautes fenêtres à vitraux regroupées par deux ou par trois et situées au niveau des galeries réservées aux femmes. Les vitraux sont des répliques de fenêtres de synagogues détruites en Europe pendant la Shoah. Ils ont été réalisés par Jacob Eisenberg (1897-1966), né en Russie et qui émigre en Palestine en 1913. 

Aujourd'hui, la synagogue vue du ciel à la forme d'un parallélépipède rectangle entouré d'un encadrement de colonnes, dont seul émerge le dôme.

La synagogue dispose de 600 places assises pour les hommes et de 300 places pour les femmes sur le côté et la galerie. Lors des grandes fêtes de nombreux sièges sont ajoutés pour accueillir tous les fidèles.

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Dans le milieu des années 1980, à l'initiative du président de la synagogue, Abraham Hatzroni, est installée une clôture donnant sur la rue Allenby, représentant la Synagogue Hourva, avec une horloge fixée sur sa face avant. Cette œuvre commémore cette synagogue de Jérusalem, construite au XVIIIe siècle, et qui a été détruite par l'armée jordanienne pendant la guerre d'indépendance d'Israël en 1948. Depuis lors, la synagogue Hourva a été reconstruite quasiment à l'identique et reinaugurée en 2010.

Dans les années 1930, l'architecte Ze'ev Rechter est chargé d'aménager les alentours immédiats de la synagogue. Il conçoit une place dans le style italien sur le côté nord et le côté ouest, les deux autres côtés de la synagogue donnant directement sur la rue Allenby et sur la rue Ahad Ha'am. Cette place devait être bordée d'immeubles dont certains avec des arcades au rez-de-chaussée afin d'y installer des commerces. Le projet n'a jamais été terminé et seule la Maison Manny, située juste en face de l'entrée de la grand synagogue a été construite.

Très fréquentée dans les années 1960, la synagogue a vu le nombre de ses fidèles diminuer en même temps que le changement social du quartier. D'un quartier d'habitations, le centre de Tel Aviv est devenu un quartier d'affaires avec une majorité de bureaux. Si la synagogue est pleine pour les fêtes, le nombre de fidèles n'est que de 20 à 30 pour les chabbatot.

Toutefois, ces dernières années, de nombreuses célébrités ont décidé de faire leur cérémonie de mariage dans cet imposant bâtiment, redonnant une certaine activité religieuse à la synagogue.

D'après Wikipédia

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03 décembre 2016

BESANCON (Doubs)

Besançon est une commune de Bourgogne-Franche-Comté et le siège de l'hôtel de région. La ville compte 117.000 habitants en 2013 tandis que l'agglomération du Grand Besançon regroupe 177.000 habitants. 

Proclamée première ville verte de France, la capitale comtoise jouit d’une qualité de vie reconnue. Grâce à son riche patrimoine historique et culturel et à son architecture unique, Besançon possède un label Ville d’Art et d’Histoire depuis 1986 et ses fortifications dues à Vauban figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.

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Les fouilles ont permis de révéler des traces d'occupation du site dès le néolithique le long du Doubs, notamment au pied des collines de la Roche d'Or et de Rosemont, ces traces d'habitat étant datées de 4000 ans av. J.-C. environ.

Au IIe siècle av. J.-C., l'oppidum est la possession des Séquanes, peuple gaulois qui contrôle un vaste territoire s'étendant entre le Rhône, la Saône, le Jura et les Vosges. La ville était ceinturée par un mur de berge. À l'extérieur se trouvait un quartier d'artisans.

L'oppidum était alors le centre économique de la Séquanie et c'est à ce titre qu'il est convoité par les Germains. Il est occupé en -59 ou peut-être même quelques années auparavant par Arioviste et ses Suèves, puis par les Éduens, avant que Jules César ne l'investisse lui-même en -58 pour empêcher Arioviste de le faire, au début de la Guerre des Gaules. 

À la suite de la conquête romaine, l'oppidum gaulois est confirmé dans le rôle de capitale de la civitas des Séquanes, de citadelle militaire et de carrefour d'échanges de la Gaule romaine. La ville connaît alors un âge d'or, elle devient l'une des plus grandes villes de la Gaule belgique, puis de la province de Germanie supérieure.

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Vue depuis la Citadelle

Les Romains agrandissent la cité et l'embellissent en y construisant de nombreux édifices de part et d'autre du cardo (actuelle Grande Rue) et même sur la rive droite du Doubs où ils élèvent un amphithéâtre (arènes de Besançon) pouvant accueillir jusqu’à 20.000 spectateurs. Le sous-sol de la ville regorge de vestiges de cette époque.

Parmi les vestiges les plus importants, on peut citer la Porte Noire érigée sous Marc-Aurèle vers 175,  les colonnades du Square Castan, les conduites de l'aqueduc romain qui alimentait Vesontio en eau, les restes de l'amphithéâtre, les domus du Palais de Justice et domus du collège Lumière où a été retrouvée entre autres une mosaïque romaine dite « de la Méduse » exposée au musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon. Sous la Tétrarchie, la cité devient la capitale de la Provincia Maxima Sequanorum. 

Peu après la chute de Rome, Clovis Ier, roi mérovingiens des Francs, entreprend de réunir les peuples gaulois sous son ordre. Les Séquanes sont ainsi rattachées au royaume en même temps que les Burgondes et les Alamans. L'histoire de Besançon au début du Moyen Âge est très mal connue, les documents et indices étant insuffisants. En 821, on trouve trace d'un premier texte mentionnant la ville sous l'appellation Chrysopolis. De 843 à 869, le diocèse de Besançon est rattaché à la Francie médiane, puis à la Lotharingie, puis, à la mort de Lothaire II, devient possession de Charles le Chauve en vertu de la signature du traité de Meerssen (870) et est donc intégré au royaume de France jusqu'en 879. Les évêques de Besançon obtiennent le 1er novembre un atelier monétaire et le droit de frapper monnaie.

C'est en 888 qu'Eudes Ier de France, dans sa féodalisation du royaume, fonde les duchés et comtés de Bourgogne. Ce dernier ayant pour capitale Dole est rattaché au Comté de Varais dans lequel se trouve Besançon. Besançon devient également siège archiépiscopal en tant qu'archevêché indépendant.  

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Fontaine Cornet

En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est rattachée au Saint-Empire romain germanique. L'archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, pendant tout le Moyen Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole est la capitale.

Au cours des XIIe et XIIIe siècles, les Bisontins luttent contre l'autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l'Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de vingt-huit notables élus et à un conseil de quatorze gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans. Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste néanmoins Besançon. C'est pour la cité une période de prospérité.

À l'époque de la Renaissance, Charles Quint fortifie considérablement Besançon qui devient un des boucliers de son Empire. Un Comtois, Nicolas Perrenot de Granvelle, devient chancelier de l'Empire en 1519 puis garde des Sceaux en 1532. Toute la région bénéficie des faveurs de Charles Quint et Besançon devient la cinquième ville impériale et s'embellit de monuments, en particulier le palais Granvelle et l'hôtel de ville dont la façade est ornée d'une statue de Charles Quint. L'économie de la ville est profondément rurale, notamment par la présence des vignerons à Battant qui représentaient la moitié voire les trois quarts de la population et font de la viticulture l'activité principale de la ville.

Alors que la ville a vécu une époque de progrès au XVIe siècle, le XVIIe siècle est marqué par les guerres et une grande misère.  

La guerre de Dix Ans (1635-1644), épisode bourguignon de la guerre de Trente Ans, apporte dans la région les fléaux de la peste, de la famine et de la misère. Besançon, qui a échappé plusieurs fois à un siège, souffre néanmoins des mêmes fléaux que son arrière-pays dévasté : la peste fait son apparition en 1636 tandis qu'une période de famine s'étend de 1638 à 1644.

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Ancien hôpital Saint-Jacques

Un traité d'échange entre la ville allemande de Frankenthal (appartenant au roi d'Espagne) et Besançon (relevant de l'Empire) est suggéré à partir de 1651. Les Bisontins, habitants de la cité Impériale, trouvent cette proposition disproportionnée. Ce n'est qu'en 1664 qu'ils accepteront, cent villages devant être adjoints à leur ville pour constituer un nouveau bailliage. Pendant une courte période (1664-1674), Besançon perd alors son statut de ville libre et devient possession de la couronne d'Espagne. La trêve n'est que de courte durée et le 8 février 1668, l'armée de Condé se voit ouvrir les portes de la ville après que les autorités locales eurent capitulé. L'occupation française est plutôt mal vécue et les troupes françaises rebroussent chemin dès le 9 juin. La défense de la cité ayant été mal assurée, on entreprend alors l'amélioration des fortifications : la première pierre de la citadelle est posée au mont Saint-Étienne le 29 septembre 1668 et à l'autre extrémité, d'importants travaux sont entrepris autour de Charmont (sur les hauteurs de Battant). 

Le 26 avril 1674, Henri-Jules de Bourbon-Condé, duc d'Enghien et fils du Grand-Condé, prend position devant la cité. Vauban participe également au siège. Au terme d'un siège de vingt-sept jours auquel assistent Louis XIV qui réside au château de Marnay pendant le siège, et Louvois, la citadelle tombe finalement entre les mains des assiégeants le 22 mai. Besançon devient la capitale de la Franche-Comté au détriment de Dole. Le traité de Nimègue, signé le 10 août 1678, rattache définitivement la ville et sa région au royaume de France.

Louis XIV décide de faire de Besançon un des maillons essentiels du système de défense de l'Est de la France et confie à Vauban le soin de réaliser les améliorations nécessaires. La citadelle est ainsi entièrement remaniée entre 1674 et 1688, les autres fortifications sont édifiées de 1689 à 1695 et de nombreuses casernes sortent de terre à partir de 1680. 

Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion d'intendants remarquables, la Franche-Comté connaît une période de prospérité et Besançon double sa population (14.000 à 32.000 habitants), tout en se couvrant de monuments et d'hôtels particuliers.

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Au sortir de la Révolution, Besançon perd son archevêché et son statut de capitale.La population décline. Cependant, c'est également durant cette période que l'industrie horlogère s'installe dans la ville à la suite de la création en 1793 d'une manufacture d'horlogerie par un groupe de réfugiés suisses, mené par l'horloger genevois Laurent Mégevand, expulsé de Genève pour ses activités politiques. L'activité démarre difficilement, notamment du fait de l'hostilité d'une part de la population, mais le nombre d'horlogers ne cesse de progresser ensuite.

Ainsi, selon la chambre de commerce, Besançon participe en 1880 pour 90 % de la production horlogère française. Devant faire face à la concurrence suisse, le secteur connaît une crise dans les années suivantes avant de se relever au début du XXe siècle. D'autres industries se développent à cette époque : brasseries, papeteries, métallurgie… C'est surtout le textile qui s'impose comme un des secteurs florissant lorsque le comte Hilaire de Chardonnet, inventeur d'un procédé de fabrication de soie artificielle, permet à sa ville d'utiliser industriellement son procédé dans une soierie ouverte sur le site des Prés-de-Vaux en 1891. 

C'est également à la fin du XIXe siècle que la ville « s'invente » une vocation thermale en créant en 1890 la Compagnie des Bains Salins de la Mouillère. Le tourisme se développe alors autour du produit d'appel de Besançon-les-Bains qui engendre la construction d'un établissement thermal, de l'hôtel des Bains, d'un casino, de la salle de spectacles du Kursaal et l'ouverture d'un syndicat d'initiative en mai 1896.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande entre à Besançon le 16 juin 1940. La ville subit globalement peu de destructions durant la guerre. 

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Eglise Sainte-Madeleine

Au sortir de la guerre, la ville comme tout le pays, fait face à une croissance rapide.

L'industrie horlogère reste dominante mais est en recul, passant de 50 % des emplois industriels en 1954 à 35 % en 1962 et cédant le pas progressivement face à d'autres secteurs en plein essor tels que le textile, le bâtiment ou l'industrie alimentaire. 

Face à cette croissance exponentielle, la municipalité décide de répondre notamment à la crise du logement en débutant en 1952 la construction des cités de Montrapon et de Palente-Orchamps et en 1960 celle des trois immeubles appelés les 408 (en référence au nombre de logements) par les Bisontins qui accueillent une population majoritairement ouvrière. La réalisation de ces équipements est assez anarchique et un plan de modernisation et d'équipement est élaboré entre 1961 et 1963 prévoyant la création de la Z. U. P. de Planoise, des zones industrielles de Palente et de Trépillot, et du campus de la Bouloie. On prévoit également la réalisation de trois boulevards permettant de fluidifier la circulation.

La crise pétrolière de 1973 ouvre pour Besançon le début d'une crise économique difficile dévastant son industrie et venant brusquement stopper son essor fulgurant. Cette crise est d'abord symbolisée par la célèbre affaire Lip qui marquera durablement l'histoire de la ville. L'entreprise horlogère est en effet menacée d'un plan de licenciements au printemps 1973 et donne alors naissance à une lutte sociale d'un genre nouveau basée sur l'autogestion et provoquant un élan de solidarité national qui culmine le 29 septembre avec la « marche Lip » qui voit défiler 100.000 personnes dans une ville morte. Après avoir entrevu un semblant de redémarrage de l'activité, le dépôt de bilan est inéluctable et Lip disparaît en 1977. En 1982, c'est un nouveau coup dur pour la ville avec la fermeture de l'usine Rhodiacéta qui laisse sur le carreau près de 2000 salariés, tout comme l'entreprise horlogère Kelton-Timex peu après. Durant les années 1990, c'est un autre fleuron de l'industrie bisontine qui s'efface, puisque l'entreprise de confection Weil délocalise et les effectifs passent de plus d'un millier de salariés à une petite centaine. En près de 20 ans, la ville perd donc près de 10.000 emplois industriels et semble pouvoir s'en relever difficilement.

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La synagogue

Grâce notamment aux lois de décentralisation de 1982, la ville passe d'une vocation industrielle à un centre tertiaire. Le savoir-faire horloger, vieux de plus de deux siècles, est mis en valeur pour se reconvertir avec succès dans les branches des microtechniques, de la mécanique de précision et des nanotechnologies au niveau européen et dans le domaine spécifique du temps-fréquence à l'échelle mondiale. D'autres atouts comme la qualité de vie et le patrimoine, ou encore la situation sur l'axe Rhin-Rhône, un des axes structurants à l'échelle européenne, permettent à Besançon, au début du XXIe siècle, de prendre un nouveau départ.

D'après Wikipédia

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02 décembre 2016

FLOORS CASTLE - ECOSSE (Royaume-Uni)

Floors Castle, dans le Roxburghshire, au sud-est de l'Ecosse, est la résidence du duc de Roxburghe. Il a été construit dans les années 1720 par l'architecte William Adam, pour le duc John. Au XIXe, le château a été complété de tourelles et de remparts par William Playfair pour le duc James. Le plan de Floors est caractéristique de l'organisation du XIIIe : un bloc principal avec deux ailes pour tout ce qui est "service". 

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La famille Ker, ducs de Roxburghe, possèdent des terres dans le Roxburghshire depuis le XIIe siècle. Leurs origines ne sont pas certaines, mais probablement normandes. Le nom Floors vient du terme flowers, en anglais, ou fleurs en français, ou bien encore des "étages" ou terrasses (floors) sur lesquelles le château est construit.

Bien qu'à l'époque de sa construction, les capacités de défense n'étaient plus utiles, et que l'on ne construisait plus de châteaux forts, il y avait une maison-tour, fortifications typiques au Moyen-Age en Ecosse. Floors est d'ailleurs édifié juste en face du château de Roxburgh, une forteresse médiévale ou le roi James II fut tué en 1460 lors d'un siège. 

Les terres de Floors étaient détenues par les moines de Kelso Abbey, qui les cédèrent à Robert Ker of Cessford à l'avènement du protestantisme.

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John, Earl of Roxburghe (1680–1741) a joué un rôle important dans la sécurité entre l'Angleterre et l'Ecosse en 1707 et fut gratifié du titre de duc. Il charge William Adam de lui dessiner une grande résidence en incorporant la maison tour. La construction dure de 1721 à 1726. 

Autour de 1837, le duc James demande à William Playfair, architecte à la mode, de remodeler la demeure de ses ancêtres, dans un style néo-renaissance. C'est l'apparence actuelle du château.

On peut voir le château, entre autres, dans le film Greystoke, la légende de Tarzan.

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30 novembre 2016

HOTEL DE VILLE - DUNKERQUE (Nord)

L'hôtel de ville actuel est loin d'être le premier qu'ait connu Dunkerque, il se dresse sur les ruines des précédents. En effet, il faut remonter à 1233 pour voir le premier, sur la place d'armes qui deviendra la place Charles-Valentin 750 ans plus tard. Au cours de l'année 1558, Paul de La Barthe de Thermes surnommé le « maréchal de Thermes » met à sac la commune, et l'hôtel de ville est rasé. Quatre ans plus tard, un nouvel hôtel est construit sur les ruines, il est orné de vitraux et contient une belle salle d'audience. Mais le bâtiment est à son tour détruit lors d'un incendie en 1642. Reconstruit en 1644, l'hôtel de ville traverse plusieurs siècles, et par conséquent portera l'empreinte de plusieurs styles architecturaux. En 1896, l'immeuble est détruit, mais cette fois-ci volontairement ; en effet la ville prenant de l'importance, on décide de construire un hôtel de ville plus grand, ce qui entraînera plusieurs expropriations des habitations jouxtant l'ancien hôtel.

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La ville confie la construction du nouvel édifice à un architecte lillois, Louis Marie Cordonnier (qui a notamment réalisé l'immeuble de la Chambre de commerce de Lille). L'auteur choisit le style néo-flamand, mélangeant brique et pierre. Le 30 mai 1897, la première brique est posée, et quatre années plus tard, le 17 septembre 1901, le président de la République Émile Loubet, en compagnie du tsar Nicolas II de Russie, inaugure l'hôtel de ville de Dunkerque assez proche dans sa partie avant de ce que l'on connaît aujourd'hui.

Bien sûr l'hôtel de ville subit les dommages des deux guerres mondiales, particulièrement le 27 mai 1940, jour au cours duquel un bombardement anéantit la charpente, la toiture et pour ainsi dire tout l'intérieur de l'hôtel de ville ; seuls quelques murs restent debout.
Au sortir de la guerre, la restauration de l'immeuble est confiée au fils de Louis Marie Cordonnier, Louis-Stanislas Cordonnier. Celui-ci reconstruit la mairie quasiment à l'identique de celle d'avant-guerre, simplifiant les façades et la toiture. Le 15 octobre 1955, l'hôtel de ville est inauguré par le président de la République René Coty, alors que l'on pense déjà à la construction de l'aile Nord (à droite par rapport à l'entrée de l'hôtel de ville) pour agrandir la mairie. En 1974, dans le même objectif est construit l'aile Sud (à gauche cette fois).

La façade de l'hôtel de ville comporte les statues de six hommes qui ont marqué l'histoire de la ville. Originellement il y avait 8 statues mais les deux statues situées sur les flancs extérieurs furent détruite lors des guerres.

D'après Wikipédia

 

 

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29 novembre 2016

ARCHITECTURE ASTURIENNE - ESPAGNE

L'Art asturien concerne la péninsule ibérique, adjacente à la mer cantabrique, libérée de l'occupation musulmane, de la fin du VIIIe siècle jusqu'au début du Xe siècle.

Ses principales caractéristiques sont :

  • le désir de rappeler les gloires du royaume wisigoth de Tolède, dont les rois des Asturies se considéraient les héritiers.
  • la relation intime avec le pouvoir royal : on a aussi appelé cet art "l'art de la monarchie asturienne".
  • la prédominance de l'architecture, fondamentalement voûtée, sur les autres arts.

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Santianes de Pravia

Cette architecture est principalement religieuse et possède les éléments suivants :

  • maçonnerie et brique dans les parois, pierres de taille pour les coins et les éléments de renforcement.
  • arc en demi-point, cintré ou non, et la toiture en arrondi, renforcée au moyen d'arcs.
  • paroi composée, arcatures aveugles à l'intérieur et en étrier ou butées à l'extérieur.
  • décoration intérieure avec des fresques aux thématiques diverses.
  • bases décorées, bois sculptés et chapiteaux enrichis, pour rehausser les colonnes.
  • plan basilical à trois nefs et tête tripartite, avec des absides de plans rectangulaire.
  • dans la partie supérieure de l'abside centrale, un espace ouvert à l'extérieur par une fenêtre sans communication interne, dont la fonction n'a pas pu être définie, bien qu'elle puisse être une simple ressource plastique pour maintenir l'harmonie des volumes extérieurs de l’église.

On distingue trois périodes :

La période Pré-Ramirensepériode comprise entre 791 et 835, correspondant au règne Alphonse II le Chaste qui essaya d'imiter le royaume wisigoth de Tolède, depuis sa capitale d'Oviedo. Ce roi construisit la Cámara Santa, seul reste de l'enceinte palatiale. C’est un petit bâtiment en deux parties : la première, voûtée, est destinée à garder des reliques, et la seconds, l'oratoire, a été modifiée à l’époque romane, quand on a ajouté la voûte. Il a aussi fait construire près de la capitale, l'église San Julián de los Prados, ou el Santullano, église qui présente clairement définis les caractères propres de ce style : plan basilical, à trois nefs séparées par des piliers carrés soutenant des arcs en demi-point. Il se détache de cette église une magnificence et une originalité qui s’écartent des modèles wisigoths. Mais sans doute, ce qui attire le plus, c’est le décor pictural : des fresques dans trois corps superposés, avec décoration architectonique qui marque une claire influence romaine. Il s'agirait plutôt d'une église monastique et non palatiale, bien qu'on réserve pour le roi une tribune dans le transept. Appartiennent aussi à cette période les églises de San Tirso et de Santa María de Bendones.

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San Julian de los Prados

La période de RamiroAvec Ramiro Ier (842-850), l'art asturien atteint son apogée, malgré la brièveté de ce règne. Les constructions représentant le mieux cette période sont celles du Monte Naranco. L’église de Santa María del Naranco, est considérée comme la salle du trône du roi Ramiro (bien que l'absence d'une abside pour placer le trône complique cette utilisation). C’était sa résidence suburbaine, et comme telle, elle fut restaurée, à partir de sa réutilisation comme église rurale, après le transfert de la capitale du royaume à León, en 913. L'étage inférieur est une salle couverte, sans fenêtres, divisée en trois : la pièce centrale pour la garde et les servitudes, la seconde comme chapelle royale privée, et la troisième pour les bains. L'étage supérieur, auquel on accède par des escaliers extérieurs, est un grand salon rectangulaire, ouvert à ses extrémités par une triple arcade. La décoration est d'influence nettement nordique ou germanique, avec des arcs très cintrés et des moulures taillées en imitant des œuvres de bois ou d’orfèvrerie.

L’église San Miguel de Lillo, était l'église palatiale de Ramiro Ier, comme en témoigne sa décoration sculptée. Elle conservait un morceau de la Sainte Croix, la relique la plus sacrée de l'ancien trésor wisigoth. Ses caractéristiques principales sont les parties voûtées, la légèreté des supports et la tribune destinée au monarque. Elle possédait trois nefs, mais on conserve seulement le porche avec deux espaces et le premier tronçon des nefs. On doit souligner les jambages des portes, qui incluent probablement une représentation du monarque lui-même, et dont le décor annonce la période romane.

L’église Santa Cristina de Lena, peut-être d'origine wisigothe, fut réformée par Ramiro Ier. Sa caractéristique principale est son jubé, formée par trois arcs de pierre reposants sur quatre colonnes de marbre, avec des éléments wisigoths, qui séparait le presbytère de la nef principale.

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San Miguel de Lillo

La période Post-RamirenseOn inclut ici la période du règne d’Alphonse III le Grand, (866–910) qui a connu des influences directes de la période wisigothe, étant donné le contact avec les constructions antérieures, dû à l'avance chrétienne et au repli musulman. Certains auteurs parlent pourtant d’une stagnation ou d'un isolement de l'art asturien. 

L’église de San Salvador de Valdediós, est une église à trois nefs, à triple toiture, avec des chapelles voûtées au-dessus des absides rectangulaires et un porche latéral ajouté postérieurement, ce qui est devenu une constante dans l'architecture hispanique. Dans les fenêtres à claustras, on remarque des dessins rappelant ceux des chaînes des couronnes du trésor de Guarrazar.

L’église de San Adriano du Tuñón possédait une structure à trois nefs, séparées par des piliers, porche tripartite et des chapelles dans les extrémités des nefs latérales. Cette église est celle qui s’écarte plus des traditions de l'art asturien classique.

Appartiennent aussi à cette période les églises de San Salvador Priesca, de Santiago de Gobiendes et de San Pedro de Nora.

D'après Wikipédia

 

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28 novembre 2016

DINAN (Côtes-d'Armor)

Dinan est une commune de Haute-Bretagne.

La région de Dinan a pu être habitée depuis le Néolithique, comme le laisse à penser la présence d'un dolmen en ruines à la sortie de la ville en direction de Lanvallay.

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L’histoire de Dinan est connue à partir du XIe siècle. C’est à l’époque une bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. Un des fragments de la tapisserie de Bayeux évoque la destruction par Guillaume le Conquérant d’une motte castrale.

Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, la moitié de Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne Jean le Roux. C’est à cette époque que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de Beaumanoir, Vaucouleurs, Saint-Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte-Catherine entourent la vieille ville. Ce chemin de ronde encore intact sur 2600 m est percé par les portes du Jerzual, de Saint-Malo, de Brest, du Guichet et plus tard de Saint-Louis (1620).

En 1357, lors de la guerre de succession du duché de Bretagne, Bertrand Du Guesclin et son frère Olivier défendent avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les Bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Cantorbery en combat singulier et en sort vainqueur. En 1364, après plusieurs tentatives infructueuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire le donjon dit « de la duchesse Anne ».

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Les fortifications de la ville sont modernisées dans la deuxième moitié du XVe siècle avec l'addition de plusieurs tours d'artillerie. Les canons n'ont jamais tiré : le gouverneur de la ville rend les clefs au représentant du roi de France après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France en août 1532.

La ville continue à prospérer, avec une activité artisanale soutenue intra-muros et la présence du port sur la Rance qui favorise le commerce. Dinan contrôle en effet la voie fluviale permettant de transporter les marchandises jusqu’à Saint-Malo. En 1598, Dinan choisit le camp du nouveau roi de France, Henri IV, contre son gouverneur, Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, qui s’y oppose lors des guerres de la Ligue. C’est à partir de cette époque que les fortifications perdent leur usage défensif et ne sont plus entretenues.

Au XVIIe siècle, d’autres ordres religieux implantent de nouveaux couvents : Capucins, Ursulines, Bénédictines, Dominicaines, Clarisses s’ajoutent aux Cordeliers et aux Jacobins.

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La ville basse et le port

Au XVIIIe siècle, l’activité commerciale est stimulée par l’installation de nombreux tisserands, qui produisent notamment des toiles utilisées pour les voiles des navires, envoyées ensuite à Saint-Malo. Sous l’impulsion d’une bourgeoisie qui se développe, diverses mesures sont prises pour lutter contre l’insalubrité régnant dans la ville, parallèlement à son développement extra-muros.

Pendant la Révolution, Jean Jules Coupard, avocat né en 1740, est élu député du Tiers état aux états généraux de 1789 et participe donc la réorganisation administrative de la France et à la rédaction de constitution de 1791. Il est à nouveau élu député en 1792 à la Convention. Marie Toussaint Gagon du Chesnay, avocat et ancien maire de Dinan, est lui aussi député aux États généraux. Il adhère aux idées nouvelles. La constitution de 1791 prévoyait que les députés des États généraux ne pourraient se représenter à l'Assemblée nationale législative : il se retire donc sur ses terres en 1791. À la fin de la Révolution, il est appelé par Bonaparte au poste de sous-préfet de Dinan.

Pendant les épisodes de la deuxième Commune de Paris, la ville de Dinan adopte ce modèle politique, et ainsi est créée la Commune de Dinan, toujours officiellement existante.

Au XIXe siècle, le port perd progressivement de son importance, avec la construction d’un viaduc routier qui désenclave la ville, en 1852, et avec l’arrivée du chemin de fer en 1879. La ville voit se construire de nombreuses demeures cossues et se transforme peu à peu en destination de villégiature, particulièrement prisée par les Britanniques.

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De nos jours, la ville a largement restauré son patrimoine. Des maisons à colombage bordent encore la place des Cordeliers, la rue de l'Horloge, la célèbre rue du Jerzual et d'autres voies pavées du centre. Les églises Saint-Sauveur et Saint-Malo s'élèvent au milieu des anciennes paroisses de la ville.

D'après Wiki

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27 novembre 2016

CHATEAU DE LOCHES (Indre-et-Loire)

C'est un château fort, de la première moitié du XIe siècle, en région Centre-Val de Loire, au cœur de la Cité Royale de Loches. 

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Même si des traces de l'occupation romaine sont attestées dans les environs de Loches, il n'existe aucun vestige antérieur à la tour carrée du Xe siècle. La première trace d'un château sur l'emplacement actuel est signalée par Ursus de Cahors en 491, qui évoque un castrum, il s'agissait vraisemblablement d'un camp fortifié comportant un donjon en bois.

En 742, la place est prise par les forces de Pépin et Carloman, qui répriment la révolte de Hunald, duc d'Aquitaine. Le château est alors complètement rasé.

Lorsque Louis le Bègue, fils de Charles le Chauve, fait de Tours une préfecture royale, il nomme Ingelger préfet. En reconnaissance de ses services, il lui donne une partie du comté d'Anjou et lui fait épouser la fille du comte de Gatinais. Leur fils Foulques le Roux épousera Roscille de Loches qui lui apportera la forteresse de Loches. C'est ainsi que naît la puissante famille des comtes d'Anjou.

Le donjon est réalisé par Foulques Nerra, quatrième comte d'Anjou. Une analyse sur des restes de poutres situe la construction entre 1013 et 1035.

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Au XIIe siècle, Henri II Plantagenêt fait ériger les magnifiques remparts et les douves qui entourent la ville haute, toujours visibles actuellement.

Donné à Philippe-Auguste par Jean Sans Terre, en 1193, la forteresse est reprise par Richard Cœur de Lion l'année suivante.

Le donjon est repris aux Anglais par Philippe II de France en 1205. À cette date, Loches intègre le domaine royal, et le château ne connaitra plus d'affrontement militaire majeur. Il est utilisé comme prison à partir du XVe siècle par Louis XI et ce jusqu'en 1926.

Durant la Révolution américaine, la France finance et se bat avec les Américains contre l'Angleterre et Louis XVI utilise le château de Loches comme prison pour les Anglais capturés.  

Durant la Révolution française, le château est pillé et sévèrement endommagé. Des restaurations majeures commencent en 1806 mais aujourd'hui certaines parties sont encore en ruines. Propriétés de la commune de Loches, le château et l'ancienne collégiale Saint-Ours adjacente sont ouverts au public.

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Des cachots sont aménagés. Le plus célèbre d'entre eux est celui du Duc de Milan, Ludovic Sforza. Capturé par Louis XII, en 1500, l'ancien protecteur de Léonard de Vinci fut emprisonné durant 4 ans au donjon, à partir de 1504. Il y trouve la mort en 1508. Cette cellule laisse encore transparaître l'aspect artistique du personnage avec les fresques dont il a recouvert une partie des murs de sa cellule. On peut encore y lire en partie sa célèbre maxime "Celui qui n'est pas content", peinte à même le mur.

Dans les tours furent enfermés en 1307 certains templiers, dans l'attente de leur procès. 

D'après Wiki

 

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