Architecture, patrimoine et urbanisme

30 août 2016

SGRAFFITES

Provenant du mot italien sgraffito signifiant griffé, le sgraffite est un art visuel destiné à la décoration architecturale. Cette technique fut très utilisée pendant la Renaissance et durant la période Art nouveau.

La technique consiste à orner un revêtement de mortier d'un dessin gravé, que l'on gratte pour faire apparaître la couche du dessous. Le mortier peut être posé en couches successives de couleurs différentes. Dans ce cas, après le tracé des contours du dessin, on fait apparaître chaque couleur à sa place par grattage des couches inutiles. 

On peut observer des sgraffites dans de nombreuses villes surtout dans le nord de l'Europe, notamment à Prague, Bruxelles, Anvers, Charleroi, Namur, Liège, Huy, Tournai, mais aussi Pise, Barcelone…

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Palazzo Nasi, Florence

 

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29 août 2016

LA BAULE (Loire-Atlantique)

Station balnéaire de la Côte d'Amour, elle est réputée pour sa longue plage située au fond de la baie du Pouliguen, son casino et ses palaces en bord de mer. Avec une population estimée à environ 16.000 habitants, la population estivale peut atteindre 150.000 habitants.

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La commune doit son essor au développement du tourisme à la fin du XIXe siècle. Bénéficiant d'une forêt de pins plantée dès 1840 pour enrayer l'avancée des dunes, la ville voit d'abord s'implanter des familles aisées qui font construire de belles villas le long de la plage. Après avoir connu un âge d'or durant les Années folles, la ville subit le contrecoup de la crise économique des années 1930 puis de la Seconde Guerre mondiale. Elle retrouve de la vigueur dans les années 1960, entraînant une nouvelle forme d'urbanisation, son économie étant toujours basée sur le tourisme. Elle est un lieu de villégiature privilégié des élites parisiennes.

L'histoire de La Baule-Escoublac commence à Escoublac. Certains érudits ont affirmé que la bataille navale opposant les Vénètes aux Romains en l'an 54 avant Jésus-Christ a eu lieu à l'emplacement des actuels marais salants de Guérande. Quoiqu'encore relayée par des plaquettes touristiques et certains guides, cette affirmation est infondée, comme l'ont montré les études du sous-sol de la baie de La Baule-Escoublac et des marais de Guérande... En effet, à cette époque les tombolos du Pouliguen et de Penbron (à La Turballe) étaient formés, et la lagune était trop exiguë pour y faire entrer une flotte en manœuvre, comme celle décrite par César dans la Guerre des Gaules, surtout à marée basse, puisque l'estran était à découvert.

Les dunes sont apparues postérieurement à l'époque antique. Elles ont envahi les anciens marais côtiers, en progressant d'ouest en est, atteignant à la fin du XVIIIe siècle l'ancien village d'Escoublac.

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En 1050, l'évêque de Nantes fait appel à des moines de l'abbaye de Saint-Florent-le-Vieil pour assister la population d'Escoublac et fonder un prieuré. Les moines construisent un petit monastère placé sous le vocable de Saint-Pierre et une église.

Au cours du XVIIIe siècle, le village d'Escoublac subit un phénomène d'avancée dunaire qui amène son ensevelissement et la construction en 1779 d'un nouveau village un kilomètre plus au nord sur la route de Guérande.

Le début du XIXe siècle est caractérisé par des efforts de fixation des dunes. Entre 1815 et 1834, le comte de Sesmaisons, propriétaire du château de Lesnérac, se charge d'une opération de fixation, mais celle-ci ayant échoué, il abandonne le secteur et revend le château, alors que seulement un hectare d'arbres a été planté. Les acquéreurs se succèdent : les frères Benoît, le comte de Monti, Desbois ou Bonhomme-Colin, mais aucun ne parvient à maîtriser l'avancée des sables. La fixation est menée à bien vers le milieu du siècle par la Société des dunes d'Escoublac d'Yves Berthault. Du point de vue touristique, la baie d'Escoublac est encore inutilisée, alors que les stations de Pornichet et du Pouliguen ont commencé leur essor.

Ce n'est qu'après la construction de la ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic que le potentiel touristique de ce littoral apparaît. 

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Dès avant l'inauguration, Jules Joseph Hennecart achète quarante hectares de dunes à la Société des dunes d'Escoublac. Il confie son développement à un architecte nantais, Georges Lafont. Ce dernier trace une allée sablonneuse qui reçoit le nom d'avenue de la Gare (aujourd'hui avenue du Général-de-Gaulle). Il construit également une chapelle connue depuis 1981 sous le nom de chapelle Sainte-Anne. L'architecte Georges Lafont construira par la suite plus de deux cent cinquante villas et participera ainsi au développement de la station.

D'autres lotissements ont lieu dans les années 1880-90. Dans les années 1920, Louis Lajarrige homme d'affaires parisien, remporte un gros succès avec son lotissement du Bois d'Amour à La Baule-les-Pins. 

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l'existence de la Poche de Saint-Nazaire, l'occupation allemande se prolonge à La Baule Escoublac comme sur l'ensemble des localités voisines de l'estuaire durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l'Allemagne.

D'après Wikipédia

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28 août 2016

CHATEAU DE TYNTESFIELD - WRAXALL - NORTH SOMERSET - (UK)

Superbe demeure victorienne néo-gothique, Tyntesfield se trouve près de Wraxall, North Somerset.  Elle doit son nom à la famille Tynte, qui possèdent des terres dans la région depuis le début du XVIe siècle. Une demeure y est construite.

Au début du XIXe siècle, John Tyntes a fait de Chelvey Court sa résidence principale. Celle de Wraxall est fortement dégradée et devient une ferme. En 1813, George Penrose Seymour l'achète pour son fils, révérend. Ce dernier détruit l'ancien bâtiment et fait construie une demeure de style géorgien. 

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En 1843, c'est le riche homme d'affaires William Gibbs qui rachète la propriété. Il la rebaptise Tyntesfield et entreprend un immense chantier de reconstruction et d'agrandissement, dans le style néo-gothique, très à la mode, tout comme toute la culture et les valeurs médiévales, y compris l'aspect religieux. Il nomme l'architecte John Norton. Il ajoute à la maison un étage supplémentaire, deux ailes et des tours. 

Tout l'intérieur est également décoré gothique. On installe une salle de bains complète.

Plus tard Gibbs fera l'acquisition d'autres terres et bâtiments, transformant Tyntesfield en un vaste domaine, spécialisé dans la laiterie, employant 500 ouvriers. 

Son fils prend la suite à la mort de son père en 1875. Il fait installer l'électricité et un ascenseur hydraulique.

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Comme beaucoup de ces grands domaines, l'évolution de la société rend la gestion difficile et l'entretien très coûteux, tandis que les fortunes diminuents selon les aléas économiques. Le dernier héritier, Richard, sans enfant, lègue le domaine à son frère et ses enfants... soit 19 personnes. Ils décident de vendre le domaine.

Des acquéreurs aussi célèbres que Madonna ou Kylie Minogue se présentent, mais finalement c'est le National Trust qui fait la plus belle offre, en 2002, pour la maison, le petit jardin et le parc. Les autres terres sont vendues. 

Après restauration, Tyntesfield est ouvert au public et sert de lieu de tournage.

 

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27 août 2016

ANDREA PALLADIO

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Andrea di Pietro della Gondola, dit Andrea Palladio né à Padoue (Vénétie, Italie) le 30 novembre 1508 et mort à Vicence le 19 août 1580 est un architecte de la Renaissance italienne. Il est l'auteur d'un traité intitulé Les quatre livres de l'architectureSon œuvre a eu un impact considérable et influence encore aujourd'hui de nombreux architectes.

Alors qu'il était âgé de treize ans, son père l'inscrit pour six années dans l'atelier de l'architecte et sculpteur Bartolomeo Cavazza da Sossano à Padoue. En avril 1523, alors âgé de 15 ans, il s'enfuit à Vicence, mais il est contraint de revenir pour rupture de contrat. Un an plus tard, il s'inscrit à la corporation des sculpteurs de Vicence.

En 1534, il est appelé comme maître d'oeuvre par le comte Giangiorgio Trissino pour diriger le chantier de la villa Cricoli. Trissino est un poète, philosophe, lettré et diplomate au service de la curie romaine ; c’est un humaniste, expert d’art militaire et passionné d’architecture. C'est Trissino qui donne le surnom de « Palladio » à Andrea ; avant cela, on l'appelait Andrea di Pietro. Trissino fait admettre Palladio dans le cercle humaniste de Vicence, l’Académia Olympica.

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Villa Emo

Giangiorgio Trissino, auteur de l’ouvrage épique et poétique L’Italia liberata dai Goti, fait connaître à Palladio les ouvrages de Vitruve et d'Alberti et le pousse à se perfectionner dans les arts libéraux et l'humanisme. Trissino et Palladio font, en 1541, un premier voyage archéologique à Rome où ils approfondissent leur connaissance de l’art de bâtir à l'Antique.

Après ce premier voyage, Palladio revient à Vicence où, tout en exerçant son art, il approfondit son étude de Vitruve. Il retourne plusieurs fois à Rome pour perfectionner ses relevés qu’il précise et confronte avec les écrits de Vitruve.

Outre Vitruve, dont il est un lecteur attentif, Palladio fait aussi référence à de nombreux auteurs latins tels que Pline, Jules César et à des auteurs qui lui sont plus contemporains comme Leon Baptiste Alberti ou Vasari.

À partir de 1550, la renommée de Palladio s’étend à Venise où il dirige la construction de la basilique San Giorgio Maggiore.

En 1554, Palladio fait son dernier voyage à Rome avec le « révérendissime Daniel Barbaro, Patriarche d'Aquilée », avec lequel il collabore à l’édition du De architectura de Vitruve publié à Venise en 1556. En 1554, toujours, Palladio publie L'Antichita di Roma.

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Villa Cornaro

Il semble que Palladio n'ait jamais quitté l'Italie. Il pourrait avoir fait un voyage en Piémont, à la demande d'Emmanul-Philibert de Savoie pendant l'été 1566. C'est peut-être au cours de ce périple qu'il se rend à La Turbie dont il décrit, dans les Quatre Livres, le monument romain. Son talent est reconnu à Florence, où il est admis en 1566 comme membre de l’Accademi dell'Arte del Disegno.

Les Quatre Livres de l'architecture sont édités en 1570 à Venise et comportent les gravures sur bois réalisées sous sa direction. Cette même année, Palladio succède à Jacopo Sansovino, décédé, dans la charge d’architecte en chef de la Sérénissime.

Andrea Palladio meurt en 1580 avant d'avoir achevé le Teatro olimpico de Vicence que son disciple Vincenzo Scamozzi terminera.

Les Quatre Livres de l'architecture (I Quattro Libri dell'Architectura) sont indissociables de l'œuvre de Palladio. Ce traité d'architecture est à la fois l'expression de la pensée théorique et la présentation de ses œuvres réalisées ou projetées.

Un souci permanent de la proportion et de la symétrie telle qu'elle se trouve dans la nature est explicite. Il a grand soin d’appliquer les règles de proportion préconisées par les Anciens à la composition architecturale et, notamment, les règles des proportions musicales énoncées par Pythagore. Palladio écrit dans un mémoire de 1567 : « Les proportions des voix sont harmonie pour les oreilles ; celles des mesures sont harmonie pour les yeux ».

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Basilique San Giorgio Maggiore

Son style, s'inspirant d'éléments de l'architecture antique et de l'architecte Leon Battista Alberti, comprend souvent des façades à frontons. Dans les nombreuses villas construites en Vénétie, il se montre particulièrement inspiré et original dans la réutilisation de ces éléments d'architecture antique qui donnent aujourd'hui encore à ses œuvres une sensation de grâce et d'équilibre.

Palladio reprend également des motifs architecturaux plus modernes, tels la serlienne (regroupement de trois baies l'une à côté de l'autre), à qui le succès de son œuvre apporte un grand rayonnement, et il popularise les balustrades. D'une manière originale, il choisit de recourir à la maçonnerie en briques revêtue de stuc. La pierre ne devait être utilisée que pour les détails ou les frontons, rendant ainsi possible un effet de contraste entre la pierre blanche - souvent du marbre - et le rouge du reste de la construction.

La pensée architecturale de Palladio a eu un grand succès en Grande-Bretagne où l'architecte Inigo Jones se fait un ardent promoteur de cette pensée. C'est par la Grande-Bretagne, à la veille de la Révolution française, que l'art de Palladio revient en France ; l'architecte Claude Nicolas Ledoux introduit le Palladianisme en France.

Thomas Jefferson, féru d'architecture, s'est intéressé à l'œuvre de Palladio lors de voyages en Europe. Sa maison de Monticello, près de Charlottesville, dont il dresse lui-même les plans, en est une illustration. Un contemporain du président Jefferson rapporte que celui-ci aimait à prétendre : « Palladio, mon maître, Les Quatre Livres de l'architecture, ma Bible ».

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Villa Poiana

D'autres architectes plus contemporains sont aussi influencés par Palladio, Ricardo Bofill notamment qui a à son actif plus de cinq cents projets dans une cinquantaine de pays différents, Aldo Rossi, Charles Moore et bien d'autres.

D'après Wikipédia

 

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26 août 2016

TUNIS (Tunisie)

Tunis est la ville la plus peuplée et la capitale de la Tunisie. Située au nord du pays, au fond du golfe de Tunis dont elle est séparée par le lac de Tunis, la cité s’étend sur la plaine côtière et les collines avoisinantes. Son cœur historique est la médina, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

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L’existence de la localité est attestée dès le début du IVe siècle av. J.-C. Perchée sur sa colline, Tunis est un excellent observatoire d’où les Libyens peuvent suivre aisément les manifestations extérieures de la vie de Carthage. Tunis est l’une des premières cités libyennes à passer sous la domination carthaginoise étant donné son voisinage avec la grande cité et sa position stratégique. Selon toute vraisemblance, le gros de sa population est alors constitué de paysans, de pêcheurs et d’artisans. En regard de la Carthage punique, l’antique Tunes reste d’une taille très modeste.

Détruite selon Strabon par les Romains pendant la Troisième guerre punique, elle est reconstruite, latinisée puis progressivement christianisée et devient le siège d’un évêché.  

La région est conquise par les troupes arabes menées par le général ghassanide Hassan Ibn Numan au VIIe siècle. Très tôt, Tunis joue le rôle militaire pour lesquelles les Arabes l’ont choisie car elle est désormais la seule cité importante dans les parages du détroit de Sicile. Dès les premières années du VIIIe siècle, Tunis se voit renforcer dans son rôle militaire : devenue la base navale des Arabes en Méditerranée occidentale, elle prend une importance militaire considérable. Sous le règne des Aghlabides, les Tunisois se révoltent à maintes reprises mais Tunis profite de l’embellie économique et devient rapidement la deuxième cité du royaume. Devenue la capitale du pays à la fin du règne d’Ibrahim II (902), elle le demeure jusqu’en 909, date à laquelle des Berbères chiites prennent l’Ifriqiya et fondent la dynastie des Fatimides, puis redevient chef-lieu de district. Son rôle d’opposition au pouvoir en place s’intensifie, dès septembre 945, lorsque des insurgés kharidjistes occupent Tunis et la livrent au pillage. Avec l’avènement de la dynastie des Zirides, Tunis gagne en importance mais la population sunnite supporte de plus en plus mal le règne chiite et perpétue des massacres contre cette communauté. C’est pourquoi, en 1048, le Ziride Al-Muizz ben Badis rejette l’obédience fatimide et rétablit dans toute l’Ifriqiya le rite sunnite. Cette décision provoque la colère du calife chiite Al-Mustansir Billah. Une grande partie de l’Ifriqiya est mise à feu et à sang, Kairouan est détruite en 1057 et seules quelques villes côtières dont Tunis et Mahdia échappent à la destruction. Néanmoins, exposée aux exactions des tribus hostiles qui campent aux environs de la ville, la population de Tunis prête allégeance au prince hammadide El Nacer ibn Alennas, basé à Bougie, en 1059. Le gouverneur nommé par ce dernier, ayant rétabli l’ordre dans le pays, ne tarde pas à s’affranchir des Hammadides et fonde la dynastie des Khourassanides avec Tunis pour capitale. Le petit royaume indépendant renoue alors avec le commerce extérieur et retrouve la paix et la prospérité.

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Dans la médina

En 1159, l’Almohade Abd al-Mumin s’empare de Tunis, destitue le dernier souverain khourassanide et installe à sa place un gouvernement chargé de l’administration de toute l’Ifriqiya qui siège dans la kasbah construite pour l’occasion. La conquête almohade ouvre une nouvelle période dans l’histoire de Tunis. La ville, qui jouait jusque-là un rôle de second plan derrière Kairouan et Mahdia, se trouve promue au rang de capitale de province. En 1228, le gouverneur Abû Zakariyâ Yahyâ s’empare du pouvoir et, un an plus tard, s’affranchit du pouvoir almohade, prend le titre d’émir et fonde la dynastie des Hafsides. Avec l’avènement de cette dynastie, la cité devient la capitale d’un royaume s’étendant progressivement vers Tripoli et Fès. À la ville primitive s’ajoutent au nord et au sud d’importants faubourgs enserrés par une deuxième enceinte entourant la médina, la kasbah et ces nouveaux faubourgs. En 1270, Tunis se retrouve prise dans la huitième croisade : Louis IX de France, espérant convertir le souverain hafside au christianisme et le dresser contre le sultan d’Égypte, s’empare facilement de Carthage mais son armée est rapidement victime d’une épidémie de dysenterie. Louis IX lui-même en meurt le 25 août 1270 devant les remparts de la capitale. Dans le même temps, chassés par la reconquête espagnole, les premiers Andalous musulmans et juifs arrivent à Tunis et vont participer activement à la prospérité économique et à l’essor de la vie intellectuelle dans la capitale hafside.

Au cours du XVIe siècle, la Tunisie est l’un des principaux théâtres où s’affronte la monarchie espagnole et l’Empire ottoman. Les troupes ottomanes, sous la conduite de Khayr ad-Din Barberousse, livrent la ville au pillage. Charles Quint, appelé à la rescousse par les dirigeants européens menacés par l’avancée ottomane en Méditerranée, prend la ville le 6 août 1535 et rétablit le souverain hafside. Face aux difficultés rencontrées par ce dernier, l’Ottoman Uludj Ali reprend Tunis en 1569. Toutefois, à la suite de la bataille de Lépante en 1571, les Espagnols parviennent à reprendre la ville et rétablissent le souverain hafside. Après de nouveaux combats, la ville tombe finalement aux mains des Ottomans en août 1574.

Devenu une province ottomane gouvernée par un pacha nommé par le sultan ottoman basé à Istanbul, le pays accède rapidement à une certaine autonomie (1591). Sous le règne des deys puis des beys mouradites, la capitale prend un nouvel essor : sa population grandit grâce à de multiples apports ethniques, dont les Maures chassés d’Espagne, et les activités économiques se diversifient. Aux industries traditionnelles et aux échanges avec les pays lointains s’ajoute la course qui connaît alors son âge d’or. Les profits assurés par le rachat des esclaves chrétiens permettent également aux souverains d’élever des constructions fastueuses qui renouvellent la parure monumentale héritée du Moyen Âge.

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Avenue Bourguiba

Au début du XVIIIe siècle, la Tunisie entre dans une nouvelle période de son histoire avec l’avènement de la dynastie des Husseinites. Dans ce cadre, de multiples initiatives émanant des princes se succédant au pouvoir ou de hauts dignitaires apportent de nombreuses retouches urbaines qui renouvellent et enrichissent la parure monumentale de la ville. Durant cette période, la ville prospère à nouveau comme centre de commerce mais aussi de piraterie jusqu’au XIXe siècle, période durant laquelle sa population est évaluée, selon les différentes sources, sur une échelle allant de 90 000 à 110 000 habitants. Profitant des dissensions internes à la dynastie, les Algériens s’emparent de Tunis en 1756 et placent le pays sous tutelle. Au début du XIXe siècle, Hammouda Pacha doit faire face aux bombardements de la flotte vénitienne mais réussit à se défaire de la tutelle algérienne et dissout la milice des janissaires après une révolte en 1811. Sous le règne de Hussein II Bey, les victoires navales des Anglais (1826) et des Français (1827) mettent fin à la course, privant le pays des revenus en découlant.

Pendant le demi-siècle qui va de la conquête de l’Algérie au traité du Bardo, des colonies européennes, de plus en plus nombreuses chaque année, viennent grossir la population tunisoise. En conséquence, l’organisation spatiale de la ville est remise en cause par les premières démolitions des remparts, à partir de 1860, et l’ouverture des portes dès 1870.

La cité s’étend dès lors hors de ses murs, entre la médina et les rives du lac, pour accueillir les nouvelles populations et reçoit les premiers équipements modernes en matière d’adduction d’eau (1860), d’éclairage au gaz (1872), de voirie, de l’enlèvement des ordures ménagères (1873) ainsi que de communications avec la proche banlieue et l’arrière-pays.

En marge de l’artisanat et du commerce traditionnels qui déclinent, les nouveaux venus développent les échanges avec l’Europe, introduisent les premières industries modernes et acclimatent ainsi sur les marges de la cité arabe de nouvelles formes de vie urbaine.

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Le lac de Tunis

L’année 1881, qui est celle de l’instauration du protectorat français, marque un tournant dans l’histoire de Tunis. La cité entre dans une ère de mutations rapides qui la transforment profondément en deux ou trois décennies. 

Après les deux guerres, l’industrialisation de la capitale s’accélère mais ne permet pas de subvenir aux besoins d’une population en pleine croissance. Du même coup, les contrastes au sein de la ville s’accentuent.

Lors de l’indépendance du pays en 1956, Tunis est confirmée dans son rôle de capitale. Dans un laps de temps très court, les changements se succèdent et transforment la ville coloniale. Les Européens qui voient leurs conditions de vie bouleversées se résolvent progressivement au départ. Au fur et à mesure, les Tunisiens les remplacent et la population de l’agglomération continue de croître. L’opposition entre la ville arabe et la ville européenne s’atténue progressivement avec l’arabisation de la population.

Sous la pression démographique, la ville s’étend encore avec la création de nouveaux quartiers qui englobent peu à peu les banlieues les plus proches. Les équipements hérités du protectorat sont progressivement renouvelés et modernisés et de nouvelles constructions enrichissent le paysage urbain. Dans le même temps, une politique active d’industrialisation développe l’économie municipale. Le 12 juin 1979, Tunis devient le siège de la Ligue arabe après la signature par l’Égypte des accords de Camp David avec Israël. Elle le restera jusqu’au 31 octobre 1990.

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Architecture

La médina, bâtie sur une colline aux pentes douces descendant vers le lac de Tunis, est le cœur historique de la cité et abrite de nombreux monuments dont des palais, tels le Dar Ben Abdallah et le Dar Hussein, le mausolée beylical de Tourbet El Bey ou encore de nombreuses mosquées dont la grande mosquée Zitouna. Autrefois enserrée dans ses fortifications aujourd’hui en grande partie disparues, elle est encadrée par les deux faubourgs populaires de Bab Souika au nord et Bab El Jazira au sud.  

Au début du XXIe siècle, la médina est l’un des ensembles urbains traditionnels les mieux préservés du monde arabe. Architectures domestiques (palais et maisons bourgeoises), officielles et civiles (bibliothèques et administrations), religieuses (mosquées, tourbas et zaouïas) et de services (commerces et fondouks) présentent une grande porosité malgré un zonage clair entre les commerces et l’habitation. 

Ses nombreux monuments mêlent les styles de l’Ifriqiya aux influences andalouses et orientales mais empruntent également certaines de leurs colonnes ou leurs chapiteaux aux monuments romains ou byzantins, l’architecture arabe n’étant caractérisé que par l’emploi de l’arc brisé et légèrement outrepassé.

Ce patrimoine architectural est également omniprésent dans les maisons de particuliers et les petits palais des personnalités officielles aussi bien que dans le palais du souverain à la kasbah. Toutefois, rares sont les palais et demeures qui remontent au Moyen Âge, contrairement aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles qui ont légué des maisons prestigieuses telles que le Dar Othman, le Dar Ben Abdallah, le Dar Hussein, le Dar Chérif ainsi que d’autres maisons plus ou moins vastes et richement décorées. On dénombre également plusieurs palais élevés par les beys ou des membres de leur entourage dans la banlieue de Tunis, tels que La Marsa, le Bardo et Ksar Saïd.  

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Dar Ben Abdallah

Au contraire d’Alger, Palerme ou Naples, son cœur historique n’a jamais souffert de grandes catastrophes naturelles ou d’interventions urbanistiques radicales. Les principaux outrages qu’a subi la médina remontent à l’époque suivant l’indépendance du pays avec la destruction de l’enceinte et la précarisation de l’habitat. C’est la raison pour laquelle la médina est inscrite en 1979 au patrimoine mondial de l’Unesco. Par ailleurs, le long des boulevards créés sur l’emplacement des anciens remparts, l’apport architectural de la période 1850-1950 se fait sentir dans les bâtiments officiels, la médina accueillant neuf ministères et le siège de la municipalité de Tunis.

Les souks constituent un véritable réseau de ruelles couvertes et bordées de boutiques de commerçants et d’artisans groupées par spécialités. Les métiers « propres » sont situés près de la mosquée Zitouna car ils ne suscitent aucune nuisance par l’odeur, le bruit ou l’usage de l’eau. Les marchands d’étoffes, les parfumeurs, les marchands de fruits secs, les libraires et les marchands de laine sont concernés au contraire des tanneurs, poissonniers, potiers et forgerons qui sont relégués à la périphérie. Il existe ainsi une hiérarchie codifiée des métiers : le commerce des chéchias, celui des parfums, le tissage de la soie, la sellerie, la confection des vêtements, la fabrication des babouches, le tissage, la poterie et enfin les forgerons et les teinturiers.

Souvent endommagée voire totalement détruite au cours du Moyen Âge, l’enceinte conserve toujours son tracé d’origine. Elle était parsemée de différentes portes. Au début du règne des Hafsides, deux nouvelles portes sont percées au XIIIe siècle. Avec le développement de la capitale, deux faubourgs émergent à l’extérieur des remparts : Bab El Jazira et Bab Souika. C’est pourquoi, le souverain hafside Abû Darba Muhammad al-Mustansir al-Lihyânî ordonne, au début du XIVe siècle, la construction d’une seconde enceinte englobant la médina et ses deux faubourgs extérieurs. Elle est dotée de six portes. À l’époque ottomane, quatre nouvelles portes sont ouvertes.

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Bab el Bhar, ou Porte de France

Comme dans le reste de la Tunisie, une très large majorité de la population tunisoise (aux environs de 98 %) est de confession musulmane sunnite. La capitale abrite donc un très grand nombre de mosquées de différents styles architecturaux, signes de leurs époques de construction respectives. La principale et la plus ancienne d’entre elles, la mosquée Zitouna, bâtie en 732 au cœur de la médina puis entièrement rebâtie en 864, est un prestigieux lieu de culte et, pendant longtemps, un important lieu de culture et de savoir en abritant les locaux de l’Université Zitouna jusqu’à l’indépendance de la Tunisie. Il accueille encore les cérémonies marquant les principales dates du calendrier musulman auxquelles assiste régulièrement le président de la République.

La présence d’églises à Tunis témoigne de la présence française pendant un demi-siècle mais aussi des échanges de Tunis avec le reste du bassin méditerranéen. Tunis est par ailleurs le siège de l’archidiocèse de Tunis dont l’archevêque siège dans la cathédrale Saint-Vincent-de-Paul, édifiée en 1897. À celle-ci s’ajoutent un réseau d’édifices catholiques, dont l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, mais aussi protestants avec l’église réformée et l’église anglicane Saint-Georges. La petite communauté orthodoxe est quant à elle regroupée autour de l’église grecque orthodoxe (1901), gérée par l’ambassade de Grèce, et de l’église russe orthodoxe (1956) qui témoigne de la présence en Tunisie d’une petite colonie de réfugiés russes blancs.

Le judaïsme bénéficie quant à lui d’une très longue tradition de présence dans la ville malgré l’émigration d’une grande partie de la communauté après l’indépendance. Parmi les sept lieux de culte juifs qui subsistent encore, la Grande synagogue de Tunis, édifiée à la fin de la première moitié du XXe siècle en remplacement de l’ancienne Grande synagogue démolie dans le cadre des travaux de réaménagement du quartier juif de la Hara, est le principal d’entre eux.

D'après Wikipédia

 

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25 août 2016

THE SHARD - LONDRES (UK)

The Shard, anciennement The London Bridge Tower, est un gratte-ciel de bureaux et de logements de luxe situé sur la rive sud de la Tamise, face à la Cité. Inaugurée le 5 juillet 2012, la tour fut baptisée The Shard à la suite des critiques qu'elle avait essuyées de la part d’English Heritage, qui affirmait que le bâtiment serait comme « un éclat de verre transperçant le cœur du vieux Londres » (A shard of glass through the heart of historic London).

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Cette tour, qui au moment de son inauguration est l'immeuble le plus haut du Royaume-Uni et de l'Union européenne, appartient à un fonds d'investissement du Qatar et a coûté 1,8 Mds d'euros. L'architecte Renzo Piano en est l'auteur. 

 

 

 


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24 août 2016

WALTER GROPIUS

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Walter Gropius (Berlin, 18 mai 1883 - Boston, 5 juillet 1969) est un architecte, designer et urbaniste allemand, plus tard naturalisé américain. Il est le fondateur du Bauhaus, mouvement clé de l'art européen de l'entre-deux-guerres et porteur des bases du style international.

Issu d'une famille d'importants architectes allemands (père et grand-oncle), il étudie l'architecture à Munich (1903 - 1904), puis à Berlin (1905 - 1907), puis travaille dans l'agence Peter Behrens jusqu'en 1910. C'est à cette date qu'il commence à travailler en indépendant. Les premiers maîtres d'ouvrages avec lesquels il peut exprimer sa créativité sont issus du monde de l'industrie, avec notamment la construction de l'usine Fagus d'Alfeld (Leine) en 1911, aux toits plats, à la structure métallique et aux façades entièrement vitrées, caractérisée par des lignes orthogonales. La carrière de Gropius est interrompue par la Première Guerre mondiale. Appelé comme réserviste, il sert sur le front ouest en tant que sergent major durant toute la période des hostilités où il est blessé au point de frôler la mort.

En 1915 il épouse Alma Mahler, la veuve de Gustav Mahler. Ils divorcent en 1920.  

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Usine Fagus

Même s'il est souvent plus reconnu comme figure du fonctionnalisme, son Monument aux morts de Mars, dessiné en 1919 et érigé en 1920 montre l'influence de l'expressionnisme sur son travail. En 1919 Gropius fait partie de la Gläserne Kette, une correspondance entre utopistes expressionnistes, sous le pseudonyme de Maß.

Après guerre, en 1919, il succède à Henry van de Velde (remercié en 1915 à cause de sa nationalité belge) à la tête de l'école des Arts appliqués de Weimar. C'est cette académie que Gropius va transformer en une école d'anthologie, le Bauhaus. Cette école est composée d'une école d'architecture, une école d'art, d'une école de design, d'une école d'artisanat, d'une école de théâtre, etc. Parmi les professeurs, sont venus enseigner Paul Klee, Johannes Itten, Josef Albers, Herbert Bayer, László Moholy-Nagy, Alfréd Forbát et Wassily Kandinsky. On apprend aux élèves à utiliser les matériaux modernes et innovants, ainsi qu'à réfléchir à la production et au design à l'heure de l'industrialisation. Cette école a une influence décisive sur l'esthétique moderne et fonctionnaliste, puis plus tard sur le style international.

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En 1937, il décide d'émigrer aux États-Unis où il dirige la Graduate School of Design de Harvard. Il est l'associé de Marcel Breuer jusqu'en 1941. Il mène plusieurs expérimentations d'habitat standardisant en cherchant à éviter la monotonie. En 1946, il fonde l'agence The Architects Collaborative (TAC). Philip Johnson, Paul Rudolph, John M. Johansen et Edward Barnes sont ses étudiants à Harvard.

D'après Wikipédia

 

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23 août 2016

DIJON (Côte-d'Or)

Dijon est une commune de la région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est également l'ancienne capitale des ducs de Bourgogne.  

En 2012, la population de Dijon intra-muros est de 152.071 habitants. La communauté d'agglomération dijonnaise, fondée en 2000 et nommée le « Grand Dijon », compte 245.697 habitants en 2011.  

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La "ville aux cent clochers", héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, est une cité touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. C'est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, capitale de région dans les domaines scolaire, universitaire, judiciaire, hospitalier et administratif, qui assurent une tradition intellectuelle. Dijon est également un centre économique régional au tissu diversifié mais plutôt en crise avec un pôle agro-alimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé.

Il n'existe pas de véritables travaux de fouilles archéologiques concernant la ville. Aucun document relatif à la période néolithique n'existe alors que la période protohistorique a surtout été l'objet d'investigation à la périphérie de la ville. Un silo dans l'actuel quartier des Grésilles et du mobilier de l'âge du Bronze près du quartier des Bourroches ont cependant été retrouvés. Quelques menus objets domestiques, un fragment d'assiette décoré d'ornements géométriques incisés de l'époque hallstatienne et une pince à épiler de l'époque de La Tène III, ont été mis au jour en plein centre-ville.

Les premières traces d'habitat remonteraient au néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village.

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La Dijon celtique Divio, est la métropole méridionale des Lingons. Dijon est fortifié au Bas-Empire par une enceinte protégeant une petite superficie de 10 hectares.

Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de l'enceinte du Bas-Empire. La voie romaine Chalon-sur-Saône-Langres a été retrouvée par endroits (au parc de la Colombière où elle est visible). Elle passe à l'écart du castrum. Cette voie est souvent considérée par le public et quelques vulgarisateurs, à tort, comme étant l'une des quatre grandes voies romaines (celle de la Voie Agrippa) citée par l'historien romain Strabon.

Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace ont été retrouvées. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, de statues et autres pierres de remploi provenant d'une nécropole. Certaines stèles, en forme d'obélisque, livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque.

Le Dijon romain possède deux nécropoles. L'une d'entre elles, en usage dès le IIe siècle, continue d'être utilisée comme cimetière jusqu'à Louis XVI. Des cultes indigènes sont mêlés à ceux des Romains : des stèles votives dédiées à Epona et Sucellos sont retrouvées, aux côtés des figures officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. La découverte en 1598 d'une inscription grecque disparue depuis, semble attester qu'un culte est également rendu à Mithra.

La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XIIe siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu. 

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Musée de la vie bourguignonne

Les évêques de Langres établissent temporairement leur résidence à Dijon après le sac de Langres par les Vandales entre 407 et 411. Leur influence permet l'édification d'édifices religieux et notamment d'un groupe cathédral composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent. Selon la tradition, deux basiliques sont ensuite élevées par saint Urbain (actuelle église Saint-Jean).

Dijon est ensuite occupé par les Burgondes qui sont défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parviennent pas en 887. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne. En 1002, l'abbé Guillaume de Volpiano entreprend de reconstruire l'abbatiale Saint-Bénigne et son abbaye (actuel Musée archéologique de Dijon). Il fait élever dans l'abbaye une rotonde abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, Saint Bénigne. De ce monument, détruit en 1793, subsiste l'étage inférieur, dit la crypte.

Au début du XIe siècle, Dijon est composée d'une ville forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum de Dijon, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville. Les ducs de Dijon règnent alors sur la région. En 1015, le roi Robert II essaye de conquérir le Dijonnais : il s'attaque d'abord au village de Mirebeau-sur-Bèze et sa région puis vient mettre le siège devant le castrum de Dijon. Mais, devant la vigoureuse résistance de l'évêque de Langres, Brunon de Roucy, soutenu par l'abbé de Cluny et le comte de la ville, il renonce à donner l'assaut. Dès l'année suivante, la mort de l'évêque lui permet de négocier avec son successeur, Lambert de Vignory, la cession du comté de Dijon au roi de France, en 1016. La ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale. À la mort du roi de France en 1031, son fils Henri Ier renonce à la Bourgogne et cède en apanage Dijon et le duché de Bourgogne à son frère Robert Ier. Cela marque le début de trois siècles de règne capétien à Dijon.

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Caisse d'Epargne, place du Théâtre

Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte, beaucoup plus large que la précédente, qui abrite la cité jusqu'au XVIIIe siècle. À la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'Hôpital général de Dijon, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte. Les ducs possèdent un château, à l'emplacement de l'actuelle mairie de Dijon, et y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III permet la rédaction d'une charte de commune, conservée aux Archives municipales. Grâce à cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichissent.

La Sainte-Chapelle doit son édification à un vœu fait par le duc Hugues III. Pris dans une tempête alors qu'il se rend en Terre sainte, il promet de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à saint Jean l'Évangéliste. La construction commence en 1172. La dédicace n'a toutefois lieu qu'en 1500.

Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Centré sur ce duché, l'État bourguignon s'étend alors, pendant plus d'un siècle (1363-1477), par héritages et mariages jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, comté de Flandre et Suisse.

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Hôtel des Postes

Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l'ordre de la Toison d'or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies, elle ne compte que 13.000 habitants en 1474. Le duc Charles le Téméraire (1467-1477), qui ne vit pas à Dijon, échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt à la bataille de Nancy contre le duc de Lorraine René II, allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 19 janvier 1477.

En dépit de quelques révoltes contre le roi, Dijon s'est soumis à son autorité. Louis XI ordonne le transfert à Dijon du parlement de Bourgogne, qui se trouvait à Beaune. Il fait aussi construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants. Lors d'une visite à Dijon le 31 juillet 1479, le roi confirme solennellement les privilèges de la ville, dans l'église Saint-Bénigne de Dijon. La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), alors âgée de vingt ans et fille unique du duc Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, auquel elle apporte le comté de Bourgogne et les possessions des Flandres. Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer le duché de Bourgogne en envoyant une troupe formée de 14.000 hommes des corps francs suisses, 5000 Allemands et 2000 Francs-Comtois assiéger Dijon. Le gouverneur Louis II de La Trémoille, qui a été envoyé pour défendre la ville, ne peut faire partir les assiégeants qu'en jouant habilement des dissensions entre Suisses et Allemands et en promettant 400.000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 13 septembre. Les Dijonnais ayant prié avec ferveur pour leur délivrance, le départ des assiégeants est attribué par beaucoup à l'intercession de la Vierge, dont une statue, Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, a été portée en procession. Ces événements ont prouvé la fermeté du sentiment des Dijonnais d'appartenir à la France. Après cet événement, l'enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint-Nicolas (1558). La bourgeoisie se développe par ailleurs, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVIe siècle, la ville s'embellit avec le style de la Renaissance italienne importée par Hugues Sambin.

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Tour Philippe Le Bon du palais ducal

Le parlement de Bourgogne, transféré de l'Hôtel des ducs de Bourgogne de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1595. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, François Ier ou Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers », en raison de la multiplication des institutions religieuses (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines principalement).

Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon, perdant son statut de ville frontière, peut à nouveau s'agrandir. Sous l'administration des princes de Condé et gouverneurs de Bourgogne, la ville se transforme. Une place Royale, actuelle place de la Libération, est aménagée devant l'ancien Palais des ducs de Bourgogne ; elle est conçue comme un écrin pour une statue équestre de Louis XIV, fondue en 1690, mais qui ne fut mise en place qu'en 1725, tant son transport fut difficile. Le palais des ducs, devenu logis du Roi, est lui-même agrandi et transformé en palais des ducs et des États de Bourgogne. La rue Condé, actuelle rue de la Liberté, est percée. Les princes de Condé créent le vaste parc de la Colombière et le castel de la Colombière reliés à la ville par une avenue plantée d'arbres, le cours du Parc. Cette prospérité se poursuit au XVIIIe siècle. Dijon accueille en 1722 une faculté de droit, puis l'Académie en 1725, qui remet à Jean-Jacques Rousseau le premier prix du concours pour son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes en 1750. Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755. Avec une population de 23.000 habitants, Dijon est une ville moyenne dans le royaume. L'administration municipale repose sur des Municipaux élus et mandatés par l'arrêt du Conseil d'État du 20 avril 1668 qui fixe la constitution de la Chambre ; pour Pierre Gras, Dijon est l'exemple de municipalité parlementaire de province. En 1731, le pape Clément XII répond positivement aux requêtes séculaires des Dijonnais qui désiraient avoir leur propre évêque. La ville devient le siège d'un petit évêché entre ceux de Langres, Autun et Besançon. Le premier jardin botanique est créé en 1760. En 1766 est instituée une École de dessin ; en 1787 est fondé l'établissement qui deviendra musée des Beaux-Arts. L'industrie de l'époque (draperie, soierie, filatures diverses) ne s'implante néanmoins que difficilement.

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Jardin Darcy

En 1789, Dijon passe du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Le 15 juillet 1789, des émeutiers prennent le château ainsi que la tour Saint-Nicolas, sans lien direct avec les évènements de Paris.

Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne, une partie du château de Montmusard ; d'autres sont endommagés, comme les églises Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792 ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons. La guillotine fonctionne un moment place du Morimont, actuelle place Émile-Zola.

En 1804, le lycée et l'École de droit sont créés, puis en 1808 les facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine. En 1814, les Alliés, qui combattent Napoléon, entrent à Dijon et occupent la ville.

L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne et du Port du canal de Dijon en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. Le quartier Saint-Bernard est créé en dehors des remparts. En 1840, le réseau d'alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l'ingénieur Henry Darcy est inauguré sous l'administration du préfet Chaper pour lutter contre l'insalubrité ; l'hygiène permet alors à Dijon de prospérer davantage.

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Usine Art déco de Jtekt

Dans les années 1840, le maire Victor Dumay, son conseil municipal et l'ingénieur Henry Darcy soutiennent avec succès le tracé par Dijon de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille. La section de Tonnerre à Dijon est inaugurée le 1er juin 1851 par le prince Louis-Napoléon Bonaparte. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple et les faubourgs voisins se construisent. Napoléon III fait une visite à Dijon, avec l'impératrice Eugénie, les 23 et 24 août 1860.

En 1867, sur concours, un projet de plan d'urbanisme, inspiré de ce que réalise Haussman à Paris, est proposé par Degré et Jetot puis adopté malgré des réticences. Dijon compte 42.000 habitants en 1872.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, trois batailles se déroulent à Dijon. Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Mais, le 23 janvier 1871, les Français remportent une victoire contre les Allemands, et un drapeau poméranien est même conquis. La place du Trente-Octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes. Malgré tout, Dijon est occupée par l'armée allemande, pendant environ huit mois. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance.

Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. De 1850 à 1900, grâce à l'exode rural, Dijon passe de 30.000 à 70.000 habitants. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. Après de nombreuses polémiques, le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. De multiples équipements publics et privés sont réalisés : lycée Carnot, École normale, groupe scolaire, cimetière, grands magasins comme la « Ménagère » rue de la Liberté, qui ouvre en 1897, grands hôtels, lieux de culte. Dans les faubourgs s'élèvent des usines : Pernot, Lachèze… La ville est desservie par des lignes de chemin de fer secondaire, celui des chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or, dès 1888, et un réseau de tramway urbain.

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Eglise Saint-Michel

La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, la ville reprend son essor. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur. La municipalité aménage un parc des sports à Montmuzard. Occupée le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare.

Après la guerre, la population est restée stable, aux alentours de 100.000 habitants. Dijon est globalement une ville tertiaire et le milieu social est dominé par les cadres moyens et les employés. Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. La municipalité multiplie les bâtiments de service public comme, en 1962, l'hôpital du Bocage. À partir de 1957 se crée également, à l'initiative du recteur Marcel Bouchard, un vaste campus à Montmuzard, sur près de cent hectares. Avec l'essor économique des Trente Glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double afin de répondre à la pénurie de logements. Le quartier des Grésilles, la ZUP de la Fontaine-d'Ouche sont aménagés et les municipalités satellites comme Quetigny ou Chevigny-Saint-Sauveur s'accroissent. Après la mort de Félix Kir en 1968, le docteur Veillet assure quelques années sa succession, jusqu'en 1971. À cette date est élu le gaulliste Robert Poujade, qui assure son mandat durant trente ans, de 1971 à 2001.

En 1977, le quotidien Les Échos récompense Dijon du titre de première ville écologique avec l'aménagement en 1975 notamment du parc de la Combe à la serpent, le plus étendu de la ville.

D'après Wikipédia

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22 août 2016

NOTRE-DAME-DE-LA-PAIX - YAMOUSSOUKRO (Côte d'Ivoire)

La basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro est un des édifices religieux catholiques les plus grands au monde. Son apparence rappelle celle de la basilique Saint-Pierre à Rome. Son emplacement a été choisi par le premier président du pays, Félix Houphouët-Boigny, en 1983. La basilique est aujourd'hui encore un lieu fervent de la foi catholique en Afrique.

La basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro a été bâtie sur les plans des architectes Pierre Fakhoury et Patrick d'Hauthuille, choisis par le Président Félix Houphouët-Boigny, le 4 février 1986, à l'issue d'un concours. La basilique a été réalisée par 24 entreprises nationales et internationales entre 1986 et 1989. 1500 ouvriers africains ont participé au chantier, placé sous le contrôle d'Antoine Cesareo, directeur des grands travaux de la République de Côte d'Ivoire.

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Le pape Jean-Paul II a consacré la basilique le 10 septembre 1990. Comme condition, il posa la pierre angulaire d'un hôpital à construire près de la basilique. Cet Hôpital, dénommé saint Joseph de Moscati, en cours de construction depuis le 24 août 2009, sera finalement livré en janvier 2014. La gestion de la pastorale à la Basilique est assurée par les Pères de la Société de l'Apostolat Catholique couramment appelés Pères Pallottins.

Le coût total des travaux est estimé à 40 milliards de francs CFA (122 millions d'euros, soit 6 % du budget annuel du pays), ce qui n'a pas manqué de susciter des polémiques. Le président Houphouët-Boigny a répondu que l'édifice avait été financé sur sa fortune personnelle.

La partie centrale de la basilique culmine à 58 m de hauteur avec cent mètres de diamètre, elle est surmontée d'un dôme de 90 m de diamètre, de soixante mètres de hauteur et d'une lanterne de quarante mètres de hauteur. La basilique peut contenir dix huit mille personnes dont sept mille assises.

Certaines colonnes intègrent des ascenseurs et des escaliers pour accéder au 1er niveau, d’autres sont équipées d'un système ingénieux de drainage des eaux de pluie. Celles-ci sont en effet recueillies puis acheminées dans des conduits placés à l'intérieur des piliers et déversés dans les lacs par des canalisations souterraines.

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Le portail du domaine passé, le visiteur est accueilli par des jardins symétriques de style français, inspirés des jardins de Versailles. Deux statues dorées de la Vierge étincellent au soleil, placées de part et d'autre d'une allée d'un kilomètre toute en marbre. On peut accéder à ces verdoyants espaces par des allées perpendiculaires, ornées de milliers d'arbustes et de fleurs. On peut également visiter des salles d'exposition.

Les sièges à l'intérieur de la basilique diffusent un système de climatisation. Les dossiers des sièges de couleur rouge en bois Iroko, outre leur aspect décoratif, vus d'en haut, constituent avec les milliers de petites croix qui ornent les murs au-dessus des vitraux, un ensemble acoustique qui tempère la réverbération.

La basilique possède la plus grande surface de vitraux au monde. Les travaux ont été réalisés en dix-huit mois, à Nanterre, en France, par l'atelier France Vitrail International. Les vitraux sont l'œuvre d'une équipe de soixante dix personnes environ, dirigée par Didier Alliou, célèbre maître verrier manceau et Eric Bonte célèbre maître verrier de la région parisienne. Ces vitraux ont été réalisés selon la technique traditionnelle : verres antiques, antiques plaqués, sertis au plomb, avec un travail de peinture avec grisailles, émaux, cuits au four.

Pour respecter la tradition des bâtisseurs de cathédrale, les mécènes et intervenants apparaissent sur l'un des vitraux, celui de l'entrée à Jérusalem : Houphouët-Boigny, ainsi que les représentants des Grands Travaux et des entreprises de construction de la basilique parmi les pèlerins. Sur le côté, l'architecte Pierre Fakhory, les maîtres verriers... le nom de tous les membres de l'équipe sont inscrits dans les feuilles de palmiers....

D'après Wikipédia

 

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21 août 2016

C'EST QUOI UN LANTERNON OU UNE LANTERNE ?

Une lanterne est une tourelle ajourée, souvent garnie de colonnettes, surmontant un dôme éclairant un édifice par le haut.

On parle, dans le cas d'une petite lanterne, de lanternon ou de lanterneau. Le lanternon est une structure de plan carré ou rectangulaire, percée de fenêtres, de forme plutôt élancée, tandis que le lanterneau est d'une forme basse formant la partie supérieure d'un comble et qui assure l'éclairage ou l'aération.

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Une tour-lanterne est une tour ajourée et percée de fenêtres, surmontée d'une coupole, d'un toit ou d'une flèche en charpente ou en pierre, qui s'élève à la croisée du transept d'une église.

Dans l'architecture religieuse musulmane, une lanterne ou un lanternon est un édicule qui forme souvent la partie terminale d'un minaret.

Pendant la Renaissance française, les lanternes ont couronné des escaliers (exemple : Château de Chambord) ou couronné des massifs d'arc-boutant.

Les lanternes font également référence à l'élément d'angle de certains immeubles du type haussmannien.

D'après Wikipédia

 

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